L'accord fragilise Montebourg sans lever l'inquiétude à Florange

dimanche 2 décembre 2012 15h00
 

par Emmanuel Jarry

PARIS (Reuters) - L'accord conclu vendredi par le gouvernement avec ArcelorMittal sur le sort du site sidérurgique mosellan de Florange a déçu les salariés et fragilisé Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, sans lever pour autant les inquiétudes.

Le bras de fer avec Mittal continue pour obtenir que le numéro un mondial de l'acier tienne ses engagements, a reconnu dimanche la ministre socialiste de l'Ecologie Delphine Batho.

"Il y a eu un accord avec Mittal mais il n'y a pas encore la confiance", a-t-elle dit lors de l'émission Le Grand Rendez-vous Europe 1-Le Parisien-i-TV. "Le gouvernement va être extrêmement vigilant."

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qui a lui-même annoncé l'accord vendredi soir, a fait savoir qu'il recevrait l'intersyndicale de Florange "dans la journée de mercredi".

Le géant de l'acier a accepté d'investir 180 millions d'euros sur cinq ans dans la partie transformation de l'acier de Florange - la "filière froide".

Selon le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, il s'est aussi engagé à maintenir le niveau d'exploitation de ses usines de Dunkerque et Fos-sur-Mer.

En revanche, les deux hauts-fourneaux de Florange ne seront pas rallumés dans l'immédiat. Mais ils ne seront pas démantelés non plus, en attendant une décision européenne sur la création d'un démonstrateur de fabrication d'acier à basse consommation d'énergie et émission réduite de CO2 - le procédé Uclos.

De l'aveu même du gouvernement, ArcelorMittal s'est borné pour l'heure à accepter de "poursuivre les études" sur la réalisation éventuelle de ce démonstrateur à Florange.   Suite...

 
<p>Arnaud Montebourg au journal de TF1 samedi soir. L'accord conclu vendredi par le gouvernement avec ArcelorMittal sur le sort du site sid&eacute;rurgique mosellan de Florange a d&eacute;&ccedil;u les salari&eacute;s et fragilis&eacute; le ministre du Redressement productif, sans lever pour autant les inqui&eacute;tudes. /Image diffus&eacute;e le 1er d&eacute;cembre 2012/REUTERS/TF1</p>