Morsi convoque un référendum, ses partisans manifestent au Caire

samedi 1 décembre 2012 22h43
 

par Alistair Lyon et Tamim Elyan

LE CAIRE (Reuters) - Au soir d'une journée de forte mobilisation de ses partisans islamistes, le président égyptien Mohamed Morsi a ratifié le projet contesté de constitution qui sera soumis à référendum le 15 décembre prochain.

"J'annonce ma décision d'appeler le peuple à un référendum sur le projet de constitution samedi 15 décembre", a déclaré le président dans une allocution devant l'Assemblée constituante.

"Je réitère mon appel à l'ouverture d'un dialogue national sérieux sur les inquiétudes de la nation, en toute honnêteté et impartialité, pour mettre fin aussi vite que possible à la période de transition et d'une manière qui garantisse la démocratie récemment créée", a-t-il ajouté.

Au moins 200.000 manifestants se sont rassemblés au Caire pour marquer leur soutien au président Mohamed Morsi, issu des rangs des Frères musulmans.

"Le peuple veut l'application de la loi de Dieu", scandaient les partisans de Morsi, qui avaient renoncé à se réunir place Tahrir pour éviter toute confrontation avec le camp adverse et se sont rassemblés près du campus de l'université du Caire.

La veille, des dizaines de milliers d'Egyptiens avaient manifesté contre Morsi sur la place Tahrir, centre névralgique des journées révolutionnaires de janvier-février 2011 qui ont fait chuter Hosni Moubarak. "Le peuple veut la chute du régime", avaient-ils scandé.

"DÉFAITE TOTALE"

La nouvelle constitution, qui prévoit notamment qu'un président ne peut effectuer plus de deux mandats de quatre ans et maintient les "principes de la charia", la loi islamique, comme source principale du droit, doit parachever la transition en Egypte vingt-et-un mois après la "révolution du Nil".   Suite...

 
<p>Manifestation de soutien au pr&eacute;sident &eacute;gyptien Mohamed Morsi, pr&egrave;s de l'universit&eacute; du Caire. Le chef de l'Etat &eacute;gyptien a fix&eacute; samedi au 15 d&eacute;cembre prochain la tenue du r&eacute;f&eacute;rendum sur le projet de constitution &eacute;labor&eacute; par l'Assembl&eacute;e constituante mais les circonstances de sa r&eacute;daction ainsi qu'un d&eacute;cret &eacute;largissant dans l'imm&eacute;diat les pouvoirs du pr&eacute;sident ont sem&eacute; le trouble dans le pays o&ugrave; l'opposition la&iuml;que notamment redoute que cette constitution ne prot&egrave;ge pas les libert&eacute;s fondamentales. /Photo prise le 1er d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Amr Abdallah Dalsh</p>