Satisfaction mesurée après la déception initiale à Florange

samedi 1 décembre 2012 20h44
 

PARIS (Reuters) - Arnaud Montebourg, qui avait agité l'hypothèse d'une nationalisation du site ArcelorMittal de Florange, a subi le feu des critiques samedi au lendemain de la conclusion d'un accord pour préserver l'emploi et investir dans les installations.

Malgré cette avancée, annoncée au terme d'un bras de fer entre le gouvernement et le groupe sidérurgique, des syndicalistes ont dit leur déception et de nombreux commentateurs ont jugé que le ministre du Redressement productif avait été désavoué.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a apporté son soutien à son ministre qui, écrit-il samedi dans un communiqué, "n'a pas ménagé sa peine pour chercher toutes les solutions possibles (...), contribuant ainsi à créer un rapport de forces favorable à la conclusion de l'accord".

L'intersyndicale de Florange sera reçue par le Premier ministre en début de semaine prochaine.

"Nous avons le sentiment d'avoir été une nouvelle fois trahis", avait dit Edouard Martin, responsable CFDT, pour résumer la déception des salariés qui espéraient une nationalisation temporaire et la reprise du site mosellan par un aciériste, une piste évoquée par Arnaud Montebourg.

Ce dernier a écarté l'idée d'une démission.

"Ce n'est pas un combat personnel (...) c'est un combat pour la France", a-t-il dit sur TF1. "J'ai décidé de rester à mon poste de travail et de combat."

L'hypothèse d'une démission avait été évoquée. "Le ministre du Redressement productif peut s'interroger sur la réalité de l'intitulé de son ministère et sur la raison de sa présence au gouvernement", écrit ainsi Le Monde samedi dans un billet.

"AVEC SA FOUGUE ET SON COEUR"   Suite...

 
<p>Lors d'une manifestation &agrave; Florange. Les syndicats d'ArcelorMittal affichaient samedi une satisfaction mesur&eacute;e au lendemain du compromis intervenu sur l'emploi et les investissements &agrave; Florange, apr&egrave;s avoir affich&eacute; dans un premier temps leur d&eacute;ception de ne pas voir le site mosellan nationalis&eacute;. /Photo prise le 8 mars 2012/REUTERS/Vincent Kessler</p>