Arnaud Montebourg critiqué, Jean-Marc Ayrault le soutient

samedi 1 décembre 2012 19h19
 

PARIS (Reuters) - Arnaud Montebourg, qui a agité l'hypothèse d'une nationalisation du site ArcelorMittal de Florange, est sous le feu des critiques samedi au lendemain de la conclusion d'un accord pour préserver l'emploi et investir dans les installations.

Malgré cette avancée, annoncée au terme d'un bras de fer entre le gouvernement et le groupe sidérurgique, des syndicalistes ont dit leur déception et de nombreux commentateurs ont jugé que le ministre du Redressement productif avait été désavoué.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a apporté son soutien samedi à Arnaud Montebourg qui, écrit-il dans un communiqué, "n'a pas ménagé sa peine pour chercher toutes les solutions possibles comme il le fait sur de nombreux dossiers particulièrement difficiles, contribuant ainsi à créer un rapport de forces favorable à la conclusion de l'accord".

L'intersyndicale de Florange sera reçue par le Premier ministre en début de semaine prochaine, ont ensuite annoncé ses services.

"Nous avons le sentiment d'avoir été une nouvelle fois trahis", avait dit Edouard Martin, responsable CFDT, pour résumer la déception des salariés qui espéraient une nationalisation temporaire et la reprise du site mosellan par un aciériste, une piste évoquée par Arnaud Montebourg.

L'entourage du ministre du Redressement productif n'a pas donné suite à une demande d'entretien. Il sera l'invité du journal de 20h00 de TF1 ce samedi, a annoncé la chaîne.

"Le ministre du Redressement productif peut s'interroger sur la réalité de l'intitulé de son ministère et sur la raison de sa présence au gouvernement", écrit Le Monde samedi dans un billet, reflétant le ton des médias français envers Arnaud Montebourg.

"AVEC SA FOUGUE ET SON COEUR"

Selon l'économiste Elie Cohen, "la nationalisation agitée par M. Montebourg était inappropriée parce qu'elle n'a pas servi les négociations, contrairement à ce qu'on dit".   Suite...

 
<p>Arnaud Montebourg, qui a agit&eacute; l'hypoth&egrave;se d'une nationalisation du site ArcelorMittal de Florange, est sous le feu des critiques au lendemain de la conclusion d'un accord pour pr&eacute;server l'emploi et investir dans les installations. Des syndicalistes ont dit leur d&eacute;ception et de nombreux commentateurs ont jug&eacute; que le ministre du Redressement productif avait &eacute;t&eacute; d&eacute;savou&eacute; mais le chef du gouvernement lui a apport&eacute; son soutien, expliquant que le ministre avait cr&eacute;&eacute; "un rapport de forces favorable &agrave; la conclusion de l'accord". /Photo prise le 15 octobre 2012/REUTERS/St&eacute;phane Mah&eacute;</p>