Les rebelles congolais du M23 quittent Goma

samedi 1 décembre 2012 13h21
 

par Ed Stoddard

GOMA, République démocratique du Congo (Reuters) - Les rebelles du M23 ont quitté samedi la ville de Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), laissant espérer l'ouverture de négociations de paix avec le gouvernement de Kinshasa après huit mois d'insurrection.

Chantant et brandissant des armes, les combattants, qui avaient annoncé cette semaine leur intention de se retirer de la capitale de la province du Nord-Kivu d'ici samedi, sont partis à bord de camions remplis de vivres et de munitions.

Leur offensive menée fin novembre dans l'est du pays a fait craindre une extension du conflit aux pays voisins dans une région marquée par deux décennies de violences dont le bilan dépasse les cinq millions de morts.

Soumis à une forte pression diplomatique, le M23, qui avait menacé de "libérer" l'ensemble du pays et de renverser le président Laurent Kabila, a accepté la semaine dernière de quitter les villes dont il avait pris le contrôle.

Selon la RDC, la rébellion est soutenue par le Rwanda voisin qui orchestre l'insurrection dans l'est du pays pour s'emparer des riches ressources de la région, ce que Kigali dément.

Le retrait des insurgés de Goma, samedi matin, s'est effectué sous le regard de "casques bleus" uruguayens de l'Onu et de quelque 200 habitants venus assister au départ des rebelles vers d'autres positions situées à une vingtaine de kilomètres au nord de la ville.

Sur la route menant à l'aéroport et placée sous le contrôle des forces de l'Onu, une centaine de rebelles ont quitté la ville à pied.

"Nous partons aujourd'hui", a déclaré le chef militaire du M23, le colonel Sultani Makenga, à la presse.   Suite...

 
<p>Les rebelles du M23 ont quitt&eacute; samedi la ville de Goma, dans l'est de la R&eacute;publique d&eacute;mocratique du Congo (RDC), laissant esp&eacute;rer l'ouverture de n&eacute;gociations de paix avec le gouvernement de Kinshasa apr&egrave;s huit mois d'insurrection. /Photo prise le 1er d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Goran Tomasevic</p>