Paris élude la nationalisation de Florange, Mittal investira

samedi 1 décembre 2012 09h10
 

par Julien Ponthus et Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a annoncé vendredi soir un accord avec ArcelorMittal sur l'avenir de Florange, évitant ainsi d'avoir à exécuter sa menace de nationalisation du site sidérurgique mosellan.

Le Premier ministre a annoncé que le géant de l'acier acceptait d'investir 180 millions d'euros sur cinq ans dans la partie transformation de l'acier de Florange, mais les hauts-fourneaux du site ne seront pas rallumés.

"Il n'y aura pas de plan social à Florange", a-t-il souligné, même si des réductions de postes seront mises en oeuvre à travers des départs anticipés à la retraite.

Jean-Marc Ayrault a expliqué que le gouvernement n'avait pas retenu l'hypothèse d'une "nationalisation transitoire" du site, "au vu des engagements qu'il a obtenus d'ArcelorMittal".

Brandie initialement par le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, cette menace de nationalisation a été confirmée par la suite par le gouvernement.

Le Premier ministre a toutefois reconnu que cette solution n'était pas efficace "face à un problème de débouchés pour une entreprise ou face à un problème de compétitivité", comme c'est le cas pour les hauts-fourneaux de Florange.

"PAS DE REPRENEUR CRÉDIBLE"

Surtout, une source à Matignon a indiqué que l'industriel prêt à investir 400 millions d'euros pour reprendre le site de Florange qu'avait évoqué Arnaud Montebourg mercredi devant l'Assemblée nationale n'était pas crédible.   Suite...

 
<p>Jean-Marc Ayrault a annonc&eacute; vendredi soir un accord avec ArcelorMittal au terme duquel le g&eacute;ant de l'acier s'engage &agrave; investir 180 millions d'euros sur le site de Florange et &agrave; pr&eacute;server ses hauts fourneaux m&ecirc;me s'il n'y aura pas de red&eacute;marrage de ceux-ci &agrave; court terme faute de d&eacute;bouch&eacute;s. /Photo prise le 30 novembre 2012/REUTERS/Gonzalo Fuentes</p>