Paris élude la nationalisation de Florange, Mittal investira
par Julien Ponthus et Elizabeth Pineau
PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a annoncé vendredi soir un accord avec ArcelorMittal sur l'avenir de Florange, évitant ainsi d'avoir à exécuter sa menace de nationalisation du site sidérurgique mosellan.
Le Premier ministre a annoncé que le géant de l'acier acceptait d'investir 180 millions d'euros sur cinq ans dans la partie transformation de l'acier de Florange, mais les hauts-fourneaux du site ne seront pas rallumés.
"Il n'y aura pas de plan social à Florange", a-t-il souligné, même si des réductions de postes seront mises en oeuvre à travers des départs anticipés à la retraite.
Jean-Marc Ayrault a expliqué que le gouvernement n'avait pas retenu l'hypothèse d'une "nationalisation transitoire" du site, "au vu des engagements qu'il a obtenus d'ArcelorMittal".
Brandie initialement par le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, cette menace de nationalisation a été confirmée par la suite par le gouvernement.
Le Premier ministre a toutefois reconnu que cette solution n'était pas efficace "face à un problème de débouchés pour une entreprise ou face à un problème de compétitivité", comme c'est le cas pour les hauts-fourneaux de Florange.
"PAS DE REPRENEUR CRÉDIBLE"
Surtout, une source à Matignon a indiqué que l'industriel prêt à investir 400 millions d'euros pour reprendre le site de Florange qu'avait évoqué Arnaud Montebourg mercredi devant l'Assemblée nationale n'était pas crédible. Suite...

