Mittal et Paris devraient jouer les prolongations sur Florange

vendredi 30 novembre 2012 13h53
 

par Julien Ponthus et Emmanuel Jarry

PARIS/BRUXELLES (Reuters) - Le gouvernement français et le géant de l'acier ArcelorMittal devraient continuer au moins jusqu'à samedi leurs négociations sur l'avenir du site sidérurgique de Florange, ont indiqué vendredi plusieurs sources proches des négociations.

"C'est probablement pour samedi", a indiqué l'une des sources, un avis partagé des deux côtés d'un bras de fer dont l'enjeu, une possible nationalisation du site, constituerait un tournant du quinquennat de François Hollande.

Initialement prévu pour s'achever ce vendredi à minuit, le délai fixé par le géant de l'acier pour clore les négociations n'est pas gravé dans le marbre et des sources gouvernementales françaises évoquaient dès mercredi la possibilité de discuter durant le week-end.

En officialisant le 1er octobre l'arrêt des hauts fourneaux, ArcelorMittal, avait laissé deux mois au gouvernement pour lui permettre de trouver un investisseur pour la phase à chaud jugée non rentable dans le contexte morose actuel.

Faute de repreneur pour l'amont, le gouvernement a émis l'hypothèse de nationaliser l'intégralité du site, donc également la rentable et stratégique "phase à froid" dont ArcelorMittal n'entend pas être dépossédé.

Le gouvernement français a indiqué à plusieurs reprises être déterminé à défendre l'emploi et l'activité du site mais n'a jamais explicitement promis de sauver les hauts fourneaux de Florange.

"IL NOUS A RAMENÉ DES CROISSANTS"

L'hypothèse que l'Etat se satisfasse d'une garantie de l'emploi, sans pour autant maintenir la phase à chaud, reste donc d'actualité même si une possible nationalisation demeure l'objet de toute l'attention médiatique.   Suite...

 
<p>Site ArcelorMittal de Florange. Selon plusieurs sources proches des n&eacute;gociations, le gouvernement fran&ccedil;ais et le g&eacute;ant de l'acier ArcelorMittal devraient continuer au moins jusqu'&agrave; samedi leurs n&eacute;gociations sur l'avenir du site sid&eacute;rurgique. /Photo d'archives/REUTERS/Vincent Kessler</p>