Marisol Touraine met en garde les sénateurs du Front de gauche

vendredi 30 novembre 2012 12h24
 

PARIS (Reuters) - Les sénateurs du Front de gauche, à force de s'abstenir ou de voter contre les projets de loi du gouvernement, courent le risque de ne plus être écoutés par la majorité socialiste, a prévenu vendredi Marisol Touraine.

La ministre des Affaires sociales et de la Santé a dit "regretter" que les élus du Front de gauche aient contribué au rejet de plusieurs textes au Sénat ces dernières semaines.

Le dernier en date est le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2013, contre lequel les sénateurs communistes et apparentés ont voté jeudi soir.

Mercredi, les sénateurs Front de gauche avaient contribué au rejet du projet de budget 2013 par leur abstention, la gauche ne disposant dans sa totalité sur le papier que d'une très courte majorité au Sénat.

"Il y a une majorité incertaine au Sénat, à l'évidence, et je le regrette", a souligné Marisol Touraine sur France Info. "Le résultat est que la majorité ne trouve pas d'aboutissement et de concrétisation au Sénat."

"Le risque est donc, qu'au fond, nous ne nous préoccupions plus autant des positions du Front de gauche dans l'élaboration des projets parlementaires puisque de toutes façons ils nous opposent une fin de non-recevoir", a-t-elle ajouté.

Pour Marisol Touraine, l'attitude des sénateurs communistes et affiliés ne sert pas leurs objectifs.

Interrogée à ce sujet sur LCI, la ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq, a dit noter que les élus du Front de gauche "ne sont pas dans la majorité présidentielle".

"Quand on se réclame de la gauche, on a plutôt intérêt à ce que le Sénat occupe ses fonctions", a-t-elle déclaré, disant trouver leur attitude "assez désolante".   Suite...

 
<p>La ministre des Affaires sociales et de la Sant&eacute; Marisol Touraine a pr&eacute;venu vendredi que les s&eacute;nateurs du Front de gauche, &agrave; force de s'abstenir ou de voter contre les projets de loi du gouvernement, courent le risque de ne plus &ecirc;tre &eacute;cout&eacute;s par la majorit&eacute; socialiste. /Photo prise le 3 octobre 2012/REUTERS/Philippe Wojazer</p>