Dernière ligne droite pour Paris et ArcelorMittal sur Florange

jeudi 29 novembre 2012 19h13
 

par Julien Ponthus

PARIS (Reuters) - Les discussions entre ArcelorMittal et le gouvernement français sur fond de possible nationalisation du site de Florange se poursuivaient jeudi, 24 heures avant l'expiration du délai fixé par le géant de l'acier pour clore les négociations.

"Ils sont en train de faire tout ce qui est possible pour avoir une réponse avant demain minuit", a déclaré le leader syndical CFDT Edouard Martin à la presse après avoir rencontré le directeur de cabinet du Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

"Il n'y aura pas qu'une réponse sur Florange mais une réponse globale sur le périmètre d'ArcelorMittal France", a-t-il ajouté, rapportant les propos de Christophe Chantepy.

Les services du Premier ministre confirment qu'ils sont en contact avec "toutes les parties prenantes du dossier".

"C'est ici que cela se passe", dit une conseillère de Jean-Marc Ayrault, précisant que si le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait été en première ligne dans la communication, c'était à Matignon que les négociations étaient conduites.

François Hollande, qui a eu, selon Arnaud Montebourg, une discussion "rude et ferme" mardi avec le PDG du groupe Lakshmi Mittal, a déclaré être aussi mobilisé.

"J'ai l'intention de trouver une solution pérenne en termes d'emplois et d'activité sur le site de Florange", a déclaré le président français en marge de la visite d'une PME en banlieue parisienne, aux côtés d'Arnaud Montebourg.

"Le ministre du Redressement productif est là, le Premier ministre s'est également mobilisé, nous avons encore quelques jours pour y parvenir", a-t-il souligné, laissant entendre, comme le disent des sources gouvernementales, que les négociations pourraient se prolonger durant le week-end.   Suite...

 
<p>Hauts fourneaux d'Hayange-Florange, en Moselle. Les discussions entre ArcelorMittal et le gouvernement fran&ccedil;ais sur fond de possible nationalisation de ce site se poursuivaient jeudi, 24 heures avant l'expiration du d&eacute;lai fix&eacute; par le g&eacute;ant de l'acier pour clore les n&eacute;gociations. /Photo d'archives/REUTERS/Vincent Kessler</p>