Compte-à-rebours à l'UMP pour éviter l'implosion

jeudi 29 novembre 2012 18h06
 

PARIS (Reuters) - Elus et cadres de l'UMP se mobilisent pour tenter de mettre fin à la partie de "roulette russe" entre François Fillon et Jean-François Copé et ressouder le principal parti d'opposition dont la crise paraît profiter au Front national.

Le président proclamé de l'UMP, qui estime avoir épuisé ses tentatives de conciliation face aux "coups de bluff" de l'adversaire, affirme qu'il se retranchera désormais derrière son "job de premier opposant" au gouvernement socialiste.

Le député-maire de Meaux a déjeuné jeudi avec Nicolas Sarkozy, qui avait fait de même lundi avec François Fillon. L'ancien président, "excédé" et "atterré" par le conflit selon ses proches, a fait pression mardi sur les duellistes, en vain, mais il continuerait d'officier en coulisses.

François Fillon reste de son côté inflexible sur la création d'un groupe parlementaire "transitoire", seul moyen de pression à ses yeux pour obtenir un nouveau vote après l'élection contestée du 18 novembre.

Un sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI montre que 80% des sympathisants souhaitent un nouveau vote, contre 20% qui n'y sont pas favorables. Ils sont 35% à imputer le blocage à Jean-François Copé, 17% à François Fillon, 48% aux deux.

L'ancien Premier ministre a renouvelé jeudi dans un communiqué sa demande d'un groupe de travail "établissant les conditions d'une nouvelle consultation des adhérents".

Le député de Paris, qui ne parle plus de référendum en préalable, dit s'inscrire dans la démarche des "139 députés et (de) la quasi-totalité des sénateurs du groupe UMP" qui appellent à un nouveau vote pour départager les deux rivaux.

Les entourages restent en contact, mais impossible de prédire qui fera le premier pas.

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<p>Elus et cadres de l'UMP se mobilisent pour tenter de mettre fin &agrave; la partie de "roulette russe" entre Fran&ccedil;ois Fillon et Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute; et ressouder le principal parti d'opposition dont la crise para&icirc;t profiter au Front national. /Photo prise le 23 novembre 2012/REUTERS/Gonzalo Fuentes</p>