Le chef Raoni plaide la cause des indigènes d'Amazonie à Paris

jeudi 29 novembre 2012 13h56
 

PARIS (Reuters) - La tournée européenne du chef indigène brésilien Raoni Metuktire est passée jeudi par l'Elysée, où le défenseur de la cause des indiens d'Amazonie a reçu le soutien du président François Hollande.

La construction controversée du barrage de Belo Monte, sur le fleuve Xingu au Brésil, dans lequel sont impliquées des entreprises françaises comme Alstom, a été évoquée lors de cet entretien, qui précède une visite d'Etat de la présidente brésilienne, Dilma Rousseff, en France le 11 décembre.

"Le président va aider à nous soutenir. J'ai besoin de votre soutien ici en France", a déclaré Raoni en portugais devant la presse à sa sortie.

"L'Europe, la France, tout le monde est en train de me soutenir pour préserver la forêt, les rivières", a ajouté le chef octogénaire, qui arborait une coiffe en plumes et un plateau sur sa lèvre inférieure comme cela est la coutume dans sa tribu.

L'entretien s'est tenu en présence du président de l'association "Planète Amazone", Gert-Peter Bruch, et de celui de la Fondation pour la nature et pour l'homme, Nicolas Hulot.

"C'est un message d'humanité que le chef indien nous apporte ici", a déclaré Nicolas Hulot dans la cour de l'Elysée. "Le chef Raoni vient nous rappeler que les changements climatiques, la déforestation, la perte de la biodiversité vont affecter l'humanité tout entière et j'aimerais simplement que les hommes et les femmes politiques l'entendent", a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, l'Elysée souligne l'attachement de François Hollande à "une participation des peuples autochtones aux débats et négociations qui engagent leur avenir".

Elizabeth Pineau, édité par Gilles Trequesser

 
<p>La tourn&eacute;e europ&eacute;enne du chef indig&egrave;ne br&eacute;silien Raoni Metuktire est pass&eacute;e jeudi par l'Elys&eacute;e, o&ugrave; le d&eacute;fenseur de la cause des indiens d'Amazonie a re&ccedil;u le soutien du pr&eacute;sident Fran&ccedil;ois Hollande. /Photo prise le 29 novembre 2012/REUTERS/Gonzalo Fuentes</p>