Nouveaux critères de régularisation des sans-papiers en France

mercredi 28 novembre 2012 20h30
 

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a harmonisé mercredi les critères qui permettront aux étrangers en situation irrégulière de demander une régularisation, un texte jugé laxiste par le Front National et décevant par l'association France terre d'asile.

Jean-François Copé, président proclamé de l'UMP, a de son côté mis en garde dans un communiqué contre "le double discours (du ministre de l'Intérieur) Manuel Valls sur l'immigration".

"Cette circulaire est de la poudre aux yeux pour masquer la réalité du laxisme d'un gouvernement qui, pour l'heure, fait le choix du communautarisme", écrit-il.

L'objectif de cette circulaire est de fixer "des critères clairs et objectifs" et d'assurer "une égalité de traitement sur l'ensemble du territoire", a expliqué la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem.

Des associations dénoncent régulièrement l'arbitraire des procédures de régularisation dont l'issue dépend souvent des préfectures où elles ont été déposées.

La circulaire "s'adresse, sauf rares exceptions, à des étrangers installés depuis au moins cinq ans sur le territoire", a précisé Najat Vallaud-Belkacem.

Ainsi, les parents d'enfants scolarisés depuis plus de trois ans et installés depuis au moins cinq ans en France seront éligibles à une régularisation.

Les étrangers présents en France depuis plus de cinq ans pouvant démontrer avoir travaillé au moins huit mois durant les 24 derniers mois et faire valoir une promesse d'embauche ou un contrat de travail seront aussi considérés.

"30.000 RÉGULARISATIONS"   Suite...

 
<p>Le ministre de l'Int&eacute;rieur, Manuel Valls. Le gouvernement fran&ccedil;ais a harmonis&eacute; mercredi les crit&egrave;res qui permettront aux &eacute;trangers en situation irr&eacute;guli&egrave;re de demander une r&eacute;gularisation, un texte jug&eacute; laxiste par le Front National et d&eacute;cevant par l'association France terre d'asile. /Photo prise l e28 novembre 2012/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>