Hollande évoque une possible nationalisation de Florange

mardi 27 novembre 2012 22h10
 

PARIS (Reuters) - Une éventuelle nationalisation du site sidérurgique de Florange sera décidée d'ici quelques jours, au terme d'ultimes négociations entre le géant de l'acier ArcelorMittal et le gouvernement, a indiqué mardi la présidence française.

François Hollande et le PDG du groupe Lakshmi Mittal se sont entretenus plus d'une heure à l'Elysée mardi, mais n'ont pas réussi à trouver un accord pour pérenniser l'emploi sur un site menacé par l'arrêt de sa "phase à chaud".

Faute de repreneur pour les seuls hauts fourneaux de Florange, le gouvernement a émis l'hypothèse de nationaliser l'intégralité du site, soit la rentable et stratégique "phase à froid" dont ArcelorMittal ne souhaite en aucune manière être dépossédée.

Le président français "a demandé que les discussions se poursuivent entre l'Etat et l'entreprise jusqu'au terme du délai (1er décembre) qui avait été convenu pour trouver un éventuel repreneur", peut-on lire dans un communiqué de l'Elysée.

En officialisant le 1er octobre dernier l'arrêt des hauts fourneaux de Florange, ArcelorMittal avait donné un délai de deux mois pour permettre au gouvernement français de trouver un investisseur pour la phase à chaud.

Ce délai avait suscité le scepticisme de nombreux observateurs pour qui l'achat des hauts fourneaux sans leur débouché naturel de la phase à froid n'a aucun sens économique, alors que l'industrie européenne souffre de surcapacités.

Alors que l'espoir de trouver un repreneur devenait de plus en plus mince, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a évoqué la semaine dernière la possibilité de nationaliser temporairement le site mosellan, déclenchant une polémique sur la politique économique du gouvernement.

Ce dernier a la possibilité de faire voter une loi pour nationaliser Florange, contre une indemnisation, puis de revendre le site à un autre groupe sidérurgique qui maintiendrait les hauts-fourneaux en activité.

Face à cette alternative, ArcelorMittal pourrait aussi proposer au gouvernement de nouveaux projets ou des alternatives pour maintenir l'emploi et pérenniser le site.   Suite...

 
<p>Site ArcelorMittal de Hayange-Florange (Moselle). Fran&ccedil;ois Hollande a &eacute;voqu&eacute; mardi une nationalisation du site sid&eacute;rurgique menac&eacute; de Florange, ce dont il s'est entretenu avec son propri&eacute;taire, le PDG d'ArcelorMittal. Les deux hommes ne sont pas parvenus &agrave; un accord mardi, &agrave; en croire le communiqu&eacute; publi&eacute; par la pr&eacute;sidence fran&ccedil;aise &agrave; l'issue de la rencontre. /Photo d'archives/REUTERS/Vincent Kessler</p>