Un référendum à l'UMP sous la pression de Sarkozy

mardi 27 novembre 2012 20h12
 

PARIS (Reuters) - Jean-François Copé et François Fillon ont donné mardi sous la pression de Nicolas Sarkozy le premier signe d'apaisement dans leur bras de fer pour la présidence de l'UMP en s'accordant sur l'idée d'un référendum pour ou contre une nouvelle élection.

"Excédé" par l'escalade, après une nouvelle offensive de François Fillon qui a créé un groupe parlementaire distinct, l'ancien président est intervenu auprès des rivaux pour qu'ils trouvent un compromis au nom de l'unité de leur "famille".

Jean-François Copé, président proclamé de l'UMP, a repris la suggestion de Nicolas Sarkozy d'un référendum à bref délai auprès des militants sur l'opportunité d'un nouveau scrutin et l'a proposée à son adversaire, qui le menace d'un recours judiciaire, lors d'une entrevue dans son bureau à l'Assemblée.

La consultation se déroulerait en décembre ou janvier.

Les deux hommes se sont ensuite échangé un courrier pour fixer leurs conditions, qui laissent apparaître néanmoins de persistantes divergences.

DIRECTION COLLÉGIALE

François Fillon, qui conteste un premier scrutin entaché selon lui d'irrégularités, exige l'instauration d'une direction collégiale à la tête de l'UMP "durant toute la durée des opérations" du référendum, un vote par internet organisé par un prestataire indépendant et sous la supervision d'une commission composée de personnalités reconnues de l'UMP.

Jean-François Copé souligne pour sa part que "quelles que soient les conditions" du référendum, il restera "président de l'UMP jusqu'au jour du vote éventuel" pour la direction du parti.

"En échange", il demande à son adversaire de renoncer à la création de son groupe à l'Assemblée, qui compte 67 membres, et à tout recours en justice.   Suite...

 
<p>"Exc&eacute;d&eacute;" par la crise &agrave; l'UMP, Nicolas Sarkozy est intervenu mardi dans le conflit entre Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute; et Fran&ccedil;ois Fillon, pr&ocirc;nant l'organisation d'un r&eacute;f&eacute;rendum sur l'opportunit&eacute; de d&eacute;partager par un nouveau vote les rivaux &agrave; la pr&eacute;sidence. /Photo prise le 23 novembre 2012/REUTERS/Gonzalo Fuentes</p>