Fillonnistes et Sarkozy favorables à un nouveau vote à l'UMP

mardi 27 novembre 2012 09h09
 

PARIS (Reuters) - François Fillon et ses partisans sont favorables à un nouveau vote des militants de l'UMP pour sortir le parti de la crise dans laquelle l'a plongé l'élection de son président mais ils pourraient entre-temps créer leur propre groupe parlementaire.

Jean-François Copé, dont l'élection, confirmée lundi par les instances de l'UMP, reste contestée par l'ex-Premier ministre, a rejeté mardi matin l'idée d'un nouveau vote, qui serait pourtant soutenue par l'ex-président de la République Nicolas Sarkozy.

Le député Eric Ciotti a estimé mardi matin sur France 2 que le passage par la "voix des militants" était la seule solution pour trancher le conflit entre les deux hommes.

"C'est l'attente de François Fillon (...) Il faut voter, il n'y a pas d'autres solutions, autrement on sera toujours dans le soupçon, dans l'illégitimité", a-t-il dit.

"L'UMP est en danger. Pour sauver l'UMP, c'est la voix des militants qui doit s'exprimer, c'est la sagesse", a ajouté le directeur de campagne de François Fillon. "Il faut revoter."

Il a laissé entendre que cette solution avait la faveur de Nicolas Sarkozy, qui a déjeuné lundi avec son ancien Premier ministre et s'est entretenu au téléphone avec Jean-François Copé, jusqu'ici secrétaire général de l'UMP.

Selon Le Figaro, qui cite un "fillonniste", l'ancien chef de l'Etat aurait dit à François Fillon : "Je suis favorable à une nouvelle élection entre vous deux."

Interrogé mardi matin par France Info, Jean-François Copé a maintenu qu'il était le président légitime de l'UMP, rejeté les accusations d'irrégularités du camp Fillon et écarté l'hypothèse d'un nouveau vote des militants.

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<p>Fran&ccedil;ois Fillon et ses partisans sont favorables &agrave; un nouveau vote des militants de l'UMP pour sortir le parti de la crise dans laquelle l'a plong&eacute; l'&eacute;lection de son pr&eacute;sident, une option qui serait soutenue par Nicolas Sarkozy. /Photo prise le 18 novembre 2012/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>