27 novembre 2012 / 08:13 / il y a 5 ans

Fillonnistes et Sarkozy favorables à un nouveau vote à l'UMP

PARIS (Reuters) - François Fillon et ses partisans sont favorables à un nouveau vote des militants de l‘UMP pour sortir le parti de la crise dans laquelle l‘a plongé l’élection de son président mais ils pourraient entre-temps créer leur propre groupe parlementaire.

<p>Fran&ccedil;ois Fillon et ses partisans sont favorables &agrave; un nouveau vote des militants de l'UMP pour sortir le parti de la crise dans laquelle l'a plong&eacute; l'&eacute;lection de son pr&eacute;sident, une option qui serait soutenue par Nicolas Sarkozy. /Photo prise le 18 novembre 2012/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>

Jean-François Copé, dont l’élection, confirmée lundi par les instances de l‘UMP, reste contestée par l‘ex-Premier ministre, a rejeté mardi matin l‘idée d‘un nouveau vote, qui serait pourtant soutenue par l‘ex-président de la République Nicolas Sarkozy.

Le député Eric Ciotti a estimé mardi matin sur France 2 que le passage par la “voix des militants” était la seule solution pour trancher le conflit entre les deux hommes.

“C‘est l‘attente de François Fillon (...) Il faut voter, il n‘y a pas d‘autres solutions, autrement on sera toujours dans le soupçon, dans l‘illégitimité”, a-t-il dit.

“L‘UMP est en danger. Pour sauver l‘UMP, c‘est la voix des militants qui doit s‘exprimer, c‘est la sagesse”, a ajouté le directeur de campagne de François Fillon. “Il faut revoter.”

Il a laissé entendre que cette solution avait la faveur de Nicolas Sarkozy, qui a déjeuné lundi avec son ancien Premier ministre et s‘est entretenu au téléphone avec Jean-François Copé, jusqu‘ici secrétaire général de l‘UMP.

Selon Le Figaro, qui cite un “fillonniste”, l‘ancien chef de l‘Etat aurait dit à François Fillon : “Je suis favorable à une nouvelle élection entre vous deux.”

Interrogé mardi matin par France Info, Jean-François Copé a maintenu qu‘il était le président légitime de l‘UMP, rejeté les accusations d‘irrégularités du camp Fillon et écarté l‘hypothèse d‘un nouveau vote des militants.

MISE EN GARDE

“L‘heure aujourd‘hui n‘est pas dans la passion du moment, dans l‘amertume, dans le regret, à dire il faut revoter tout de suite. Non”, a-t-il déclaré. “Les militants veulent maintenant qu‘on se remette au combat face à la gauche.”

Il a invoqué les statuts de l‘UMP pour estimer qu‘une nouvelle élection signifierait six mois minimum de campagne interne - “Est-ce que vous pensez que l‘UMP peut se permettre de faire encore parler d‘elle-même sur des querelles internes pendant six mois ?”

Jean-François Copé a également lancé une mise en garde à la tentation des députés et sénateurs UMP qui soutiennent François Fillon de faire scission.

“Attention, la passion, l‘amertume, la déception est parfois mauvaise conseillère”, a-t-il déclaré. “S‘il s‘agit simplement de dire cela pour faire pression, je ne pense pas que ça soit la bonne formule (...) Donnons-nous quelque temps, parlons ensemble, voyons si nous pouvons nous rassembler.”

Des députés et des sénateurs qui soutiennent François Fillon devaient se réunir mardi matin et pourraient décider de former leurs propres groupes parlementaires.

“Il y a beaucoup de détermination des députés qui soutiennent François Fillon (...) Ils n‘acceptent pas qu‘on ait inversé le résultat, qu‘on ait joué cette élection sur le tapis vert”, a déclaré Eric Ciotti.

“On sera déterminé pour faire triompher la vérité et on utilisera tous les moyens nécessaires, jusqu’à ce que les militants s‘expriment à nouveau”, a-t-il ajouté.

Emmanuel Jarry

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