Copé de nouveau déclaré vainqueur face à Fillon

lundi 26 novembre 2012 19h20
 

PARIS (Reuters) - Jean-François Copé a été déclaré lundi pour la seconde fois vainqueur de son duel avec François Fillon par la commission des recours de l'UMP, dont la décision laisse toujours planer la menace d'un éclatement du parti d'opposition.

L'ancien Premier ministre a aussitôt dénoncé la confirmation de l'élection de son rival à la présidence de l'UMP comme un "coup de force" d'un organe dont il conteste l'impartialité et juge la décision "illégale".

Au lendemain de l'échec de la médiation d'Alain Juppé, le député-maire de Meaux a été déclaré président avec 952 voix d'avance sur son adversaire, alors qu'il n'en avait que 98 lors de la première proclamation lundi dernier.

La commission des recours a justifié l'avance accrue de Jean-François Copé par l'annulation du vote des bureaux où existaient des soupçons de fraude, notamment à Nice et en Nouvelle-Calédonie, et la prise en compte d'autres résultats.

Fort de son nouveau succès, le président proclamé a tendu la main à son adversaire, après une semaine de crise au sein de la formation de l'ancien président Nicolas Sarkozy.

"Je m'engage à composer un collège avec différentes personnalités de notre famille politique quel qu'ait été leur choix par le passé et je propose à François Fillon et à ses proches de participer à ce travail", a-t-il déclaré à la presse. "Nous avons besoin de lui", a-t-il assuré.

"Le résultat est là", a-t-il dit. "Chacun doit désormais respecter votre vote et les statuts de notre famille politique."

Pour toute réponse, son rival a récusé sa victoire.

"Une nouvelle fois, Jean-François Copé se fait proclamer président par un coup de force", écrit dans un communiqué François Fillon.   Suite...

 
<p>Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute; a &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute; lundi pour la seconde fois vainqueur de son duel avec Fran&ccedil;ois Fillon par la commission des recours de l'UMP, dont la d&eacute;cision laisse toujours planer la menace d'un &eacute;clatement du parti d'opposition. L'ancien Premier ministre a aussit&ocirc;t d&eacute;nonc&eacute; la confirmation de l'&eacute;lection de son rival &agrave; la pr&eacute;sidence de l'UMP comme un "coup de force". /Photo prise le 26 novembre 2012/REUTERS/Pascal Rossignol</p>