Début de négociation autour du futur aéroport de Nantes

lundi 26 novembre 2012 18h40
 

NANTES (Reuters) - Le gouvernement français a proposé lundi aux opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, de "stopper les interventions de gendarmerie sur site" en contrepartie du "gel des constructions illégales" sur la zone du futur aéroport.

"La question de l'exécution du référé de La Châtaigneraie ferait partie des éléments de la négociation", précise la préfecture de Loire-Atlantique dans un communiqué, en référence au terrain sur lequel se sont construits depuis le 17 novembre les nouvelles bâtisses des opposants.

L'annonce survient alors qu'une quarantaine d'élus de différents partis politiques ont manifesté dimanche contre le projet devant la préfecture de Loire-Atlantique.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait annoncé samedi la création d'une "commission de dialogue" sur le sujet, une concession faite après une nouvelle journée d'affrontements entre les opposants au projet et les forces de l'ordre.

Les élus, finalement reçus en préfecture, avaient "demandé à Manuel Valls et à Jean-Marc Ayrault d'ordonner le départ de toutes les forces de l'ordre qui sont stationnées sur le périmètre du projet d'aéroport", avait dit à la presse Françoise Verchère, du Parti de Gauche, co-présidente du collectif. "C'est le seul préalable au dialogue avec le gouvernement."

Les opposants au projet -des agriculteurs, des activistes, des élus ou de simples citoyens- réfutent tout problème de saturation ou de sécurité de l'aéroport actuel de Nantes.

Ils dénoncent la destruction d'une des dernières zones de biodiversité du département.

Sur le plan politique, les écologistes critiquaient de plus en plus un dossier qui devient brûlant pour la majorité.

La construction et la concession du futur aéroport ont été confiées au groupe Vinci, qui évalue son coût à 560 millions d'euros. Il en déboursera 320, le reste étant payé par l'Etat (125,5 millions d'euros) et les collectivités locales (115,5 millions d'euros).

Guillaume Frouin, édité par Yves Clarisse

 
<p>Opposants au projet d'a&eacute;roport &agrave; Notre-Dame-des-Landes, pr&egrave;s de Nantes. Le gouvernement fran&ccedil;ais a propos&eacute; lundi aux opposants au projet d'a&eacute;roport de Notre-Dame-des-Landes, de "stopper les interventions de gendarmerie sur site" en contrepartie du "gel des constructions ill&eacute;gales" sur la zone du futur a&eacute;roport. /Photo prise le 26 novembre 2012/REUTERS/Stephane Mah&eacute;</p>