Medvedev reproche à Paris de soutenir l'opposition syrienne

lundi 26 novembre 2012 08h27
 

par Gleb Bryanski

MOSCOU (Reuters) - Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a condamné le soutien de Paris à l'opposition syrienne et accusé l'Union européenne d'indécision face à la crise de la dette, dans une interview accordée avant sa visite en France, ce lundi.

La France a été le premier Etat européen à reconnaître la nouvelle coalition de l'opposition en tant que représentante légitime du peuple syrien. Le président François Hollande n'a par ailleurs pas exclu que des armes puissent être fournies aux insurgés une fois que les adversaires de Bachar al Assad auront formé un gouvernement.

"Le souhait de changer de régime politique dans un autre Etat en reconnaissant certaines de ses composantes politiques comme seules représentantes légitimes ne me semble pas très civilisé", a déclaré Dmitri Medvedev.

"La Russie ne soutient ni le régime d'Assad, ni l'opposition", a-t-il assuré, affichant la même neutralité que Vladimir Poutine, auquel il a cédé la présidence en mai.

"Mais (...) la question est de savoir s'il est bon de décider de soutenir une autre force politique si elle est en confrontation directe avec le gouvernement officiellement reconnu d'un autre Etat. Et, du point de vue du droit international, cela me paraît absolument inacceptable".

"IL EST TEMPS DE SE DÉTENDRE"

Au cours de cette visite de deux jours, Dmitri Medvedev sera reçu par son homologue Jean-Marc Ayrault et par le chef de l'Etat. Il s'agit de la première rencontre bilatérale depuis l'investiture de François Hollande et du président russe.

La Russie, dont une part importante des réserves de devises sont en euros, suit avec attention l'évolution de la crise dans l'Eurogroupe "parce qu'il nous semble parfois que nos partenaires européens manquent d'énergie et de volonté dans leurs décisions", a poursuivi Medvedev.   Suite...

 
<p>Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev (&agrave; gauche) a condamn&eacute; le soutien de Paris &agrave; l'opposition syrienne et accus&eacute; l'Union europ&eacute;enne d'ind&eacute;cision face &agrave; la crise de la dette, dans une interview accord&eacute;e avant sa visite en France, ce lundi. /Photo prise le 26 novembre 2012/REUTERS/Alexander Astafyev/RIA Novosti/Pool</p>