Aucune percée attendue sur le climat au Qatar

lundi 26 novembre 2012 07h32
 

par Alister Doyle

OSLO (Reuters) - La conférence de Doha sur le changement climatique, qui s'ouvre lundi pour une durée de deux semaines, risque d'entériner la relégation des questions environnementales à l'arrière-plan des préoccupations des dirigeants de la planète.

Aucun accord pourrait n'être conclu sur une prolongation du protocole de Kyoto, qui s'éteindra le 31 décembre, quinze ans après son adoption.

Quant à l'élaboration d'un nouveau traité sur une réduction des émissions de gaz à effet de serre, elle ne devrait guère progresser en raison de la priorité accordée dans toutes les régions du monde à la croissance économique et des divergences persistantes sur la répartition des efforts.

L'adoption en 1992 de la convention cadre sur le changement climatique a illustré une prise de conscience des pays industrialisés sur les effets de la pollution. En 1997, dans le cadre du protocole de Kyoto, une quarantaine de pays décidaient ensuite de réduire d'ici 2008-2012 leurs émissions de gaz à effet de serre d'au moins 5,2% en moyenne par rapport à leurs niveaux de 1990. Ce traité a aussi mis en place un marché des droits d'émission.

Quinze ans plus tard, la calotte glaciaire arctique a fondu au point d'atteindre sa superficie la plus faible jamais mesurée en septembre tandis que les Etats-Unis et la Russie sont en proie à des vagues de chaleur et de sécheresse d'une fréquence inhabituelle, selon la Banque mondiale.

Malgré le ralentissement économique mondial, la concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère a aussi atteint un niveau record en 2011, selon l'Organisation météorologique mondiale.

PLUS DE CONTRAINTE À PARTIR DE JANVIER

Même si tous les pays respectaient leurs engagements actuels, la température mondiale augmenterait de plus de 3° Celsius d'ici 2100. Or, pour le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), un réchauffement de plus de 2° entraînera une hausse du niveau des mers et des phénomènes extrêmes plus fréquents, tels qu'inondations, sécheresses ou tempêtes.   Suite...

 
<p>La conf&eacute;rence de Doha sur le changement climatique, qui s'ouvre lundi pour une dur&eacute;e de deux semaines, risque d'ent&eacute;riner la rel&eacute;gation des questions environnementales &agrave; l'arri&egrave;re-plan des pr&eacute;occupations des dirigeants de la plan&egrave;te. /Photo d'archives/REUTERS/Mick Tsikas</p>