Echec de la médiation d'Alain Juppé dans la crise à l'UMP

dimanche 25 novembre 2012 20h10
 

PARIS (Reuters) - La médiation d'Alain Juppé dans la crise déclenchée à l'UMP par l'élection contestée à la présidence du parti a tourné court dès le début d'une réunion tripartite à l'Assemblée avec Jean-François Copé et François Fillon.

Alain Juppé a annoncé peu après le début de cette réunion à l'Assemblée nationale vers 19h00 que les conditions de sa médiation n'étaient pas réunies et que sa mission était terminée.

Jean-François Copé a ensuite annoncé à la presse qu'il s'en tenait à l'examen du litige par la commission des recours internes à l'UMP, une instance dont François Fillon conteste la légitimité.

"Il n'y a à ce stade pas de médiation en tant que telle, la médiation viendrait plutôt ultérieurement, après la proclamation des résultats par la commission", a-t-il dit.

Nicolas Sarkozy est intervenu pour la première fois en faisant savoir qu'il s'était entretenu par téléphone avec Alain Juppé et qu'il était "favorable à toute initiative qui peut permettre de régler la situation", a dit son entourage à l'Agence France-Presse.

Dans la matinée, Alain Juppé, président-fondateur du parti en 2002, avait estimé sur Europe 1 qu'il avait "très peu de chances" de réussir et qualifié sa mission de "galère".

"Si nous n'arrivons pas à rétablir la paix, la sérénité au sein du mouvement, nous risquons d'aller vers l'éclatement de l'UMP et qu'est-ce que ça veut dire? Aux prochaines élections municipales, le parti qui arrivera en tête, c'est le Front national", a-t-il dit.

Il proposait la création d'une nouvelle instance de quatre membres sous sa direction, pour sortir de l'impasse, analyser les résultats et proposer une solution dans les quinze jours.

Le résultat proclamé lundi par une commission interne donnait la victoire à Jean-François Copé avec 98 voix d'avance sur plus de 150.000 votants.   Suite...

 
<p>La m&eacute;diation d'Alain Jupp&eacute; dans la crise d&eacute;clench&eacute;e &agrave; l'UMP par l'&eacute;lection contest&eacute;e &agrave; la pr&eacute;sidence du parti a tourn&eacute; court d&egrave;s le d&eacute;but d'une r&eacute;union tripartite &agrave; l'Assembl&eacute;e avec Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute; et Fran&ccedil;ois Fillon. Le maire de Bordeaux a annonc&eacute; peu apr&egrave;s le d&eacute;but de cette r&eacute;union &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale vers 19h00 que les conditions de sa m&eacute;diation n'&eacute;taient pas r&eacute;unies et que sa mission &eacute;tait termin&eacute;e. /Photo prise le 25 novembre 2012/REUTERS/Gonzalo Fuentes</p>