Une nationalisation temporaire de Florange pas exclue

dimanche 25 novembre 2012 19h59
 

PARIS/STRASBOURG (Reuters) - Le gouvernement français n'exclut pas transitoirement une prise de contrôle de l'Etat pour l'usine ArcelorMittal de Florange (Moselle) afin de sauver ses deux hauts fourneaux et ses emplois, ont laissé entendre deux ministres dimanche.

ArcelorMittal dit vouloir réduire les surcapacités de production. Les deux haut-fourneaux de Florange et leur environnement, à l'arrêt depuis juin et octobre 2011 et qui emploient 629 des 2.800 salariés du site, sont menacés et sont devenus un test pour la majorité de gauche.

Le ministre du Travail Michel Sapin, sur RMC et BFM TV, a approuvé une précédente déclaration du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg parlant de "contrôle public" et rappelant que cette arme avait été utilisée aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni dans les secteurs financiers et l'automobile.

"Ça a été fait dans des grands États particulièrement libéraux, pourquoi est-ce qu'on se priverait de cette possibilité?", a-t-il dit, excluant immédiatement des nationalisations tous azimuts.

Il estime cependant qu'il faut se concentrer sur l'étape préalable de cette semaine, qui doit voir des offres de reprise présentées, pour lesquelles, insiste-t-il, le groupe Mittal doit être sincère. "Il ne faut pas que ce soit un jeu d'ombres ou un jeu de dupes", a-t-il dit.

C'est dans ce cadre qu'il faut voir une nationalisation, a dit Michel Sapin.

"Si, à un moment donné, il est utile, pour permettre la transition et au fond permettre la transaction, que l'État soit présent, pourquoi pas. Ce n'est pas un outil pour que l'État gère à la place d'un partenaire privé, de manière durable, une aciérie. L'État ne sait pas faire de l'acier", a-t-il dit.

SOUTIEN DE MOSCOVICI

Pierre Moscovici, ministre de l'Economie, a aussi salué "la volonté dont fait preuve Arnaud Montebourg dans ce dossier" sur BFM TV.   Suite...

 
<p>Le gouvernement fran&ccedil;ais n'exclut pas transitoirement une prise de contr&ocirc;le de l'Etat pour l'usine ArcelorMittal de Florange (Moselle) afin de sauver ses deux hauts fourneaux et ses emplois, ont laiss&eacute; entendre dimanche les ministres du Travail Michel Sapin et de l'Economie Pierre Moscovici. /Photo prise le 1er octobre 2012/REUTERS/Vincent Kessler</p>