Confusion pour la journée de la dernière chance à l'UMP

dimanche 25 novembre 2012 13h04
 

PARIS (Reuters) - La journée où l'UMP va tenter de trouver une issue à la crise déclenchée par l'élection contestée de Jean-François Copé à sa présidence a débuté dimanche dans la confusion, avec la poursuite du conflit dans une commission tenue contre l'avis du médiateur désigné, Alain Juppé.

Les partisans de François Fillon ont quitté cette réunion de la commission des recours du parti, appelée à se prononcer, a annoncé Eric Ciotti, bras droit de l'ancien Premier ministre, à la presse.

Les "fillonistes" se plaignent de l'absence de représentants d'Alain Juppé et mettent en cause la présence en nombre de partisans de Jean-François Copé dans cette commission. "Nous suspendons notre participation et nous attendons la démarche de médiation d'Alain Juppé qui est la seule que nous reconnaissons", a dit Eric Ciotti.

L'avocat Francis Szpiner, protagoniste des procès des "affaires" de la Ville de Paris et partisan de Jean-François Copé, est ensuite apparu pour expliquer que la commission poursuivrait ses travaux malgré ce qu'il a qualifié de "dérobade" des fillonistes. Il voit le résultat comme acquis.

"C'est un débat technique (...) Non seulement Jean-François Copé a été élu président de l'UMP de manière indiscutable, mais avec un écart de voix beaucoup plus large que celui proclamé", a-t-il dit à la presse.

Alain Juppé, qui doit réunir dans la soirée Jean-François Copé et François Fillon, a estimé sur Europe 1 qu'il avait "très peu de chances" de réussir.

Le lieu de la réunion qu'il va tenir avec les deux rivaux est même tenu secret, tant la tension a monté ces derniers jours au sein du principal parti d'opposition français, menacé d'implosion. Il s'agira d'un lieu "neutre", a dit Alain Juppé.

"S'ils n'acceptent pas (la médiation - NDLR), c'est pas un drame, ils se débrouilleront", a dit Alain Juppé. Il estime que si l'UMP ne parvient pas à sortir de la crise, il risque de laisser la première place de parti d'opposition à l'extrême droite.

"Si nous n'arrivons pas à rétablir la paix, la sérénité au sein du mouvement, nous risquons d'aller vers l'éclatement de l'UMP et qu'est-ce que ça veut dire ? Aux prochaines élections municipales, le parti qui arrivera en tête, c'est le Front national", a-t-il dit.   Suite...

 
<p>La journ&eacute;e o&ugrave; l'UMP va tenter de trouver une issue &agrave; la crise d&eacute;clench&eacute;e par l'&eacute;lection contest&eacute;e de Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute; &agrave; sa pr&eacute;sidence a d&eacute;but&eacute; dimanche dans la confusion, avec la r&eacute;union d'une commission tenue contre l'avis du m&eacute;diateur d&eacute;sign&eacute;, Alain Jupp&eacute;. /Photo d'archives/REUTERS/R&eacute;gis Duvignau</p>