Les rivaux de l'UMP font une trêve avant la médiation

samedi 24 novembre 2012 21h19
 

PARIS (Reuters) - Alain Juppé tentera dimanche une médiation entre les deux rivaux pour la présidence de l'UMP, Jean-François Copé et François Fillon, dont la guerre ouverte menace de faire éclater le principal parti d'opposition en France.

"C'est l'existence même de l'UMP qui est en jeu", a répété à plusieurs reprises cette semaine le fondateur de l'UMP et ancien Premier ministre.

L'ancienne ministre Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a refusé de prendre position entre les deux concurrents, estime qu'il ne sera pas aisé de parvenir à une "paix durable".

"Les mots ont été tellement durs que tout cela va laisser des cicatrices très profondes", a-t-elle dit dans une interview publiée par Le Figaro samedi, jour de trêve armée après une semaine d'invectives mutuelles d'une grande violence.

Alain Juppé a évoqué un "risque d'éclatement" de sa formation, ce qui est techniquement possible puisque la date-butoir pour la déclaration d'affiliation à un parti politique à l'Assemblée nationale est fixée au 30 novembre.

Il rencontrera dimanche soir le vainqueur proclamé du scrutin interne par 98 voix d'écart, Jean-François Copé, ainsi que l'ancien Premier ministre François Fillon, qui évoque une "mafia" copéiste qui l'aurait privé d'un triomphe.

Pour les Français, la solution semble claire: selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche, il faut revoter.

Ils sont 71% à le penser (67% pour les sympathisants UMP), même si 73% (88% à l'UMP) estiment que c'est une bonne chose qu'Alain Juppé s'implique.

Le président de la Commission d'organisation et de contrôle des opérations électorales (Cocoe), Patrice Gélard, a officiellement reconnu que le vote avait été entaché de nombreuses fraudes de part et d'autre.   Suite...

 
<p>Alain Jupp&eacute; rencontrera dimanche soir le vainqueur proclam&eacute; du scrutin interne pour la pr&eacute;sidence de l'UMP, Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute;, et l'ancien Premier ministre Fran&ccedil;ois Fillon, qui &eacute;voque une "mafia" cop&eacute;iste qui l'aurait priv&eacute; de la victoire./Photos d'archives/REUTERS/Christian Hartmann/Herwig Prammer</p>