Juppé pose ses conditions pour pacifier la guerre à l'UMP

vendredi 23 novembre 2012 19h23
 

PARIS (Reuters) - Alain Juppé a posé vendredi ses conditions pour mettre fin à la guerre de tranchées entre Jean-François Copé et François Fillon dans la bataille pour la présidence de l'UMP et proposé une réunion tripartite "avant dimanche soir".

Mais si l'ancien Premier ministre a accepté dans un communiqué toutes les demandes du fondateur de l'UMP, Jean-François Copé est resté ferme sur un point : la tenue de la commission des recours du parti, au coeur de nouvelles tensions.

Pour l'ex-secrétaire général de l'UMP, qui dit vouloir rester dans un cadre strictement juridique, la demande d'Alain Juppé de retrait des pro-Copé et des pro-Fillon de cette commission chargée d'examiner les résultats contestés d'une élection marquée par des fraudes ne tient pas en droit.

"J'ai dit à Alain Juppé que juridiquement ce n'est pas possible. Il sait que j'ai raison. C'est lui qui les a faits, les statuts", a-t-il dit à des journalistes.

De son côté, François Fillon a annoncé avoir déposé son recours devant la commission "conformément à la demande d'Alain Juppé", tout en indiquant dans ce courrier que sa composition actuelle "n'offre aucune garantie de transparence".

Ce recours concerne des irrégularités dans 25 départements, précise son directeur de campagne Eric Ciotti dans un communiqué.

Le député-maire de Meaux a été proclamé élu lundi avec 98 voix d'écart, mais François Fillon affirme que l'oubli de trois bureaux de vote lui a volé la victoire, même s'il affirme que désormais il ne veut plus être président de l'UMP.

L'ancien chef de gouvernement de Nicolas Sarkozy avait rallumé les hostilités vendredi matin en affirmant qu'un "parti politique n'est pas une mafia", des mots jugés "extrêmement blessants et injurieux" par son adversaire.

"Si j'entends encore ce genre de propos, je mettrai fin à cette médiation", a prévenu Alain Juppé lors d'une conférence de presse à Bordeaux.   Suite...

 
<p>Alain Jupp&eacute; appelle Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute; et Fran&ccedil;ois Fillon &agrave; cesser leurs attaques personnelles pour permettre la mise en place de sa m&eacute;diation dans la guerre de tranch&eacute;e qui a suivi l'&eacute;lection contest&eacute;e &agrave; la pr&eacute;sidence de l'UMP. /Photo prise le 23 novembre 2012/REUTERS/R&eacute;gis Duvignau</p>