Pas d'accord en vue sur le budget de l'Union européenne

vendredi 23 novembre 2012 13h29
 

par Emmanuel Jarry et Julien Ponthus

BRUXELLES (Reuters) - Les dirigeants de l'Union européenne s'acheminent vers un constat de désaccord sur le budget communautaire pour 2014-2020 mais la France et certains de ses partenaires espèrent au moins définir les bases d'une reprise ultérieure des négociations.

La principale pierre d'achoppement reste le montant global de l'enveloppe, à quoi s'ajoutent des divergences persistantes sur sa répartition et sur les rabais accordés à plusieurs Etats membres, Royaume-Uni en tête.

Le président du Conseil européen a présenté dans la nuit une nouvelle proposition modifiant l'allocation des crédits dans le sens voulu par de pays comme la France, l'Italie ou la Pologne, avant de suspendre le sommet pour une douzaine d'heures.

Herman Van Rompuy maintient à quelque 983 milliards d'euros l'enveloppe globale, soit une réduction de 80 milliards d'euros par rapport à la proposition initiale de la Commission, ce qui est jugé très insuffisant par le Premier ministre britannique.

David Cameron réclame des coupes budgétaires beaucoup plus substantielles - de l'ordre d'une quarantaine de milliards d'euros supplémentaires, selon une source européenne.

Ses exigences sont partagées par quelques pays, dont la Suède et les Pays-Bas et David Cameron a déclaré vendredi matin que l'on avait pas assez progressé "jusqu'à présent".

"Je pense que nous n'arriverons pas cette fois à une décision unanime", a pour sa part déclaré la chancelière allemande à son arrivée au Conseil européen.

"J'ai toujours dit que ça ne serait pas dramatique si nous n'avions aujourd'hui qu'une première étape", a-t-elle ajouté. "Les positions sont encore très éloignées et si nous avons besoin d'un deuxième round, on prendra le temps de le faire."   Suite...

 
<p>Les dirigeants de l'Union europ&eacute;enne s'acheminent vers un constat de d&eacute;saccord sur le budget communautaire pour 2014-2020 mais la France et certains de ses partenaires esp&egrave;rent au moins d&eacute;finir les bases d'une reprise ult&eacute;rieure des n&eacute;gociations. /Photo prise le 23 novembre 2012/REUTERS/Francois Lenoir</p>