Sarkozy conforté par l'issue favorable du passage chez le juge

vendredi 23 novembre 2012 13h04
 

par Thierry Lévêque

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy peut envisager un retour en politique après l'issue favorable d'un interrogatoire-fleuve de 12 heures par trois juges de Bordeaux, qui lui ont épargné une mise en examen.

Convoqué dans le volet du dossier ouvert pour "abus de faiblesse, abus de confiance aggravés, escroqueries aggravées" visant la fortune de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt, l'ancien chef d'Etat s'est finalement vu accorder jeudi soir le statut de "témoin assisté".

Ce statut hybride entre témoin simple et mis en examen signifie que Nicolas Sarkozy ne sera pas renvoyé devant le tribunal en fin d'information judiciaire, s'il est maintenu d'ici là. Il n'a pas été reconvoqué ultérieurement.

Un changement de statut vers une mise en examen est possible d'ici la fin de l'instruction, mais cette hypothèse paraît peu probable. Elle suppose soit l'arrivée d'un nouvel élément crucial dans le dossier, soit une nouvelle analyse.

Or, les juges Jean-Michel Gentil, Cécile Ramonatxo et Valérie Noël ont déjà mené une série d'investigations d'une ampleur sans précédent concernant l'ancien président.

Ils ont effectué des perquisitions dans son bureau, au domicile de sa femme, saisissant ses agendas, ses comptes de campagne, interrogeant tout son entourage, et expédié en prison l'ex-gestionnaire de la fortune Bettencourt, Patrice de Maistre.

Le choix du statut de témoin assisté signifie a priori qu'ils concluent à ce stade que les éléments recueillis ne valent pas "indices graves et concordants". Au stade d'une mise en examen, les juges n'ont pas à recueillir de preuves.

"C'est déjà une affaire qui n'existait pas et qui n'existe plus. C'est la fin judiciaire des soupçons, des mises en cause dans la presse, qui n'avaient aucun fondement", a déclaré vendredi sur RTL Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy.   Suite...

 
<p>Nicolas Sarkozy &agrave; sa sortie d'interrogatoire jeudi, &agrave; Bordeaux. L'ancien pr&eacute;sident peut envisager un retour en politique apr&egrave;s l'issue favorable d'un interrogatoire-fleuve de 12 heures par trois juges de Bordeaux, qui lui ont &eacute;pargn&eacute; une mise en examen. /Photo prise le 22 novembre 2012/REUTERS/R&eacute;gis Duvignau</p>