Nouvelle intervention policière à Notre-Dame-des-Landes
NANTES (Reuters) - Environ 500 gendarmes sont intervenus vendredi pour évacuer les opposants au futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, qui avaient réoccupé des terrains du site à la faveur d'une importante manifestation le week-end dernier.
Des heurts ont éclaté en fin de matinée entre les forces de l'ordre, qui ont eu recours à des gaz lacrymogènes et à des grenades assourdissantes - à une partie des opposants au projet.
Le préfet a justifié cette opération pour "empêcher la reconstitution d'un camp retranché", alors qu'une demi-douzaine de bâtisses faites de matériaux de récupération étaient en cours d'installation dans la forêt de Rohanne, à proximité du lieu de la "manifestation de réoccupation" de samedi dernier.
Les opposants appellent à un blocage du pont de Cheviré, l'un des deux principaux ponts qui enjambent la Loire à Nantes.
"L'opération qui est menée ce matin, avec un déploiement massif des forces de l'ordre, vise à évacuer trois sites qui sont occupés illégalement", a déclaré sur RTL le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet.
"Il y a intention de faire respecter la loi et les décisions de justice, de prévenir les troubles à l'ordre public et d'empêcher l'installation d'un camp qui pourrait servir de base de soutien aux opposants les plus radicaux", a-t-il ajouté.
Les opposants au projet d'aéroport avaient appelé à des rassemblements vendredi matin à proximité de la zone d'aménagement différé (ZAD) du futur aéroport, qui est bouclée.
LES ÉCOLOGISTES PROTESTENT
Dans une interview à Paris Match, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a réaffirmé cette semaine que l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dont la construction est contestée par les écologistes et le Parti de gauche, se ferait. Suite...

