Nouvelle intervention policière à Notre-Dame-des-Landes

vendredi 23 novembre 2012 13h16
 

NANTES (Reuters) - Environ 500 gendarmes sont intervenus vendredi pour évacuer les opposants au futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, qui avaient réoccupé des terrains du site à la faveur d'une importante manifestation le week-end dernier.

Des heurts ont éclaté en fin de matinée entre les forces de l'ordre, qui ont eu recours à des gaz lacrymogènes et à des grenades assourdissantes - à une partie des opposants au projet.

Le préfet a justifié cette opération pour "empêcher la reconstitution d'un camp retranché", alors qu'une demi-douzaine de bâtisses faites de matériaux de récupération étaient en cours d'installation dans la forêt de Rohanne, à proximité du lieu de la "manifestation de réoccupation" de samedi dernier.

Les opposants appellent à un blocage du pont de Cheviré, l'un des deux principaux ponts qui enjambent la Loire à Nantes.

"L'opération qui est menée ce matin, avec un déploiement massif des forces de l'ordre, vise à évacuer trois sites qui sont occupés illégalement", a déclaré sur RTL le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet.

"Il y a intention de faire respecter la loi et les décisions de justice, de prévenir les troubles à l'ordre public et d'empêcher l'installation d'un camp qui pourrait servir de base de soutien aux opposants les plus radicaux", a-t-il ajouté.

Les opposants au projet d'aéroport avaient appelé à des rassemblements vendredi matin à proximité de la zone d'aménagement différé (ZAD) du futur aéroport, qui est bouclée.

LES ÉCOLOGISTES PROTESTENT

Dans une interview à Paris Match, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a réaffirmé cette semaine que l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dont la construction est contestée par les écologistes et le Parti de gauche, se ferait.   Suite...

 
<p>Les forces de l'ordre sont intervenues vendredi matin pour &eacute;vacuer les opposants &agrave; la construction du futur a&eacute;roport de Notre-Dame-des-Landes, pr&egrave;s de Nantes, qui avaient r&eacute;occup&eacute; des terrains du site &agrave; la faveur d'une importante manifestation le week-end dernier. /Photo prise le 23 novembre 2012/REUTERS/Stephane Mah&eacute;</p>