La nationalisation dans la sidérurgie est du passé, dit Sapin

vendredi 23 novembre 2012 09h37
 

PARIS (Reuters) - Le ministre du Travail Michel Sapin a déclaré que l'époque des nationalisations de la sidérurgie appartenait au passé, après que son collègue du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a brandi la menace d'un contrôle public des installations d'ArcelorMittal à Florange (Moselle).

"Ce que voulait exprimer Arnaud Montebourg, c'est la volonté gouvernementale qu'il y ait une solution là-bas, pour qu'on continue à faire fonctionner les hauts fourneaux", a-t-il dit sur LCI.

"La bonne solution c'est d'examiner les propositions qui sont faites par d'autres entreprises pour faire en sorte qu'ArcelorMittal accepte de vendre pas cher cet ensemble et de manière qui soit cohérente, qui soit tenable ", a-t-il ajouté.

"Alors si ensuite il y a une période de transition entre aujourd'hui et après-demain, pourquoi pas, mais on n'est plus dans une époque où on nationalise la sidérurgie", a encore indiqué Michel Sapin.

Arnaud Montebourg avait déclaré la veille devant le Sénat que la question d'un contrôle public, même temporaire, de Florange devait être posée à l'approche de l'expiration du délai concédé par ArcelorMittal à l'Etat pour la recherche d'un repreneur des installations qu'il veut fermer, à savoir deux hauts fourneaux et une aciérie.

Le géant de l'acier, qui compte garder sur place les activités dites de la "filière froide", s'était dit prêt à ajouter la cokerie, qu'il entend autrement conserver, dans le périmètre de cession pour faciliter l'opération.

Arnaud Montebourg a indiqué mercredi que le gouvernement avait reçu "deux offres et marques d'intérêt" pour Florange, mais sur un périmètre plus large que celui proposé ArcelorMittal, et qu'il fallait faire bouger le groupe sur sa position.

Yann Le Guernigou, édité par Jean-Michel Bélot

 
<p>Site d'ArcelorMittal &agrave; Hayange (Moselle). Le ministre du Travail Michel Sapin a d&eacute;clar&eacute; que l'&eacute;poque des nationalisations de la sid&eacute;rurgie appartenait au pass&eacute;, apr&egrave;s que son coll&egrave;gue du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a brandi la menace d'un contr&ocirc;le public des installations d'ArcelorMittal &agrave; Florange. /Photo d'archives/REUTERS/Vincent Kessler</p>