Fillon refusera tout verdict autre que celui de Juppé

vendredi 23 novembre 2012 08h48
 

PARIS (Reuters) - François Fillon a déclaré vendredi matin qu'il accepterait la décision, "quelle qu'elle soit", de la mission de conciliation d'Alain Juppé pour mettre fin aux déchirements à la tête de l'UMP et refusé par avance les conclusions de la commission des recours à la suite de l'élection controversée de dimanche dernier.

Interrogé sur RTL, l'ancien Premier ministre a indiqué qu'il ne pouvait faire confiance aux instances actuelles de l'UMP "parce qu'un parti politique, ce n'est pas une mafia, un parti politique ce n'est pas un endroit où on peut étouffer les affaires et refuser de dire la vérité."

"Il faut qu'il soit bien clair que c'est Alain Juppé et l'instance collégiale qu'il va constituer qui est en charge de la totalité de l'examen des points de litige entre Jean-François Copé et moi", a-t-il ajouté.

Interrogé sur l'intention de Jean-François Copé de réunir à partir de dimanche la commission des recours de l'UMP, l'ancien Premier ministre a répondu: "C'est une solution que je n'accepte pas."

Il a estimé qu'il n'y avait plus suffisamment de confiance pour que les instances normales et les statuts fonctionnent, ajoutant: "Les seules conclusions que j'accepterai, c'est celles d'Alain Juppé et de sa commission (...) Je me plierai à la décision de la commission Alain Juppé quelle qu'elle soit."

"J'entends souvent dire : 'on est une famille et dans une famille, on n'étale pas ses différents' (...) Ça ressemble étrangement à une mafia !", a-t-il dit.

Yann Le Guernigou

 
<p>L'ancien Premier ministre Fran&ccedil;ois Fillon a d&eacute;clar&eacute; vendredi matin qu'il accepterait la d&eacute;cision, "quelle qu'elle soit", de la mission de conciliation d'Alain Jupp&eacute; pour mettre fin aux d&eacute;chirements &agrave; la t&ecirc;te de l'UMP et refus&eacute; par avance les conclusions de la commission des recours &agrave; la suite de l'&eacute;lection controvers&eacute;e de dimanche dernier. /Photo prise le 22 novembre 2012/REUTERS/Gonzalo Fuentes</p>