Les rivaux de l'UMP acceptent la médiation d'Alain Juppé

jeudi 22 novembre 2012 19h54
 

PARIS (Reuters) - Après quatre jours de chaos à l'UMP, Jean-François Copé et François Fillon ont accepté jeudi soir la médiation proposée par Alain Juppé pour tenter de régler leur contentieux sur les résultats de l'élection à la présidence du parti d'opposition.

L'ancien Premier ministre a annoncé que cette commission, constituée de cinq membres, livrerait ses conclusions "sous quinze jours" et précisé dans un communiqué qu'il rencontrerait les deux rivaux dès la fin de la semaine pour arrêter les modalités de travail de la commission qu'il présidera.

François Fillon, qui conteste la victoire du député-maire de Meaux avec 98 voix d'écart, s'est aussitôt félicité que cette médiation "ait été acceptée par tous".

Il "fait désormais toute confiance à cette instance et se pliera naturellement à sa décision", dit un communiqué.

Cette mission de bons offices pour tenter de sortir le principal parti d'opposition de la crise a été longue à se dessiner jeudi, dans un climat d'accusations de fraude et de menaces de plaintes.

François Fillon, qui avait menacé de contester en justice la victoire de son rival, proclamée lundi par la commission d'organisation et de contrôle des opérations électorales, avait accepté d'emblée l'offre d'Alain Juppé de présider une instance collégiale.

Mais Jean-François Copé avait fait savoir qu'il accepterait de se soumettre au verdict d'Alain Juppé à la condition que la commission nationale des recours de l'UMP, qu'il a saisie et qui est présidée par un de ses proches, se soit d'abord prononcée sur les contestations des résultats.

FILLON RENONCE A ÊTRE PRÉSIDENT

Ce préalable avait été aussitôt rejeté par l'entourage de François Fillon. Valérie Pécresse a expliqué qu'Alain Juppé serait ainsi réduit au rôle de "censeur d'une décision d'une commission remplie de membres copéistes".   Suite...

 
<p>Alain Jupp&eacute; a annonc&eacute; que sa proposition de mettre en place une commission ind&eacute;pendante pour sortir l'UMP de la crise autour de l'&eacute;lection &agrave; la pr&eacute;sidence du parti avait &eacute;t&eacute; accept&eacute;e par Fran&ccedil;ois Fillon et Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute;. /Photos prises les 14 novembre, 16 f&eacute;vrier et 21 novembre 2012/REUTERS/R&eacute;gis Duvignau/Herwig Prammer/Christian Hartmann</p>