Audition-fleuve pour Nicolas Sarkozy dans l'affaire Bettencourt

jeudi 22 novembre 2012 18h31
 

BORDEAUX (Reuters) - Nicolas Sarkozy a subi jeudi une audition-fleuve chez un juge d'instruction à Bordeaux en vue d'une possible mise en examen dans l'enquête sur la fortune de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt, qui aurait été en partie spoliée.

Deuxième ex-chef d'Etat de la Ve République à être convoqué par la justice pénale après Jacques Chirac, il était toujours interrogé vers 18h30, plus de neuf heures après son arrivée dans un palais de justice de Bordeaux surveillé par des centaines de policiers et assiégé par la presse.

Il pourrait se voir notifier des poursuites dans le volet du dossier portant sur un présumé "abus de faiblesse" sur la nonagénaire, troisième fortune de France, aujourd'hui sous tutelle de sa famille, selon une source judiciaire.

Une sortie de l'interrogatoire avec le statut de "témoin assisté" est aussi techniquement possible si ses explications parviennent à convaincre le juge, Jean-Michel Gentil, saisi du dossier avec deux collègues, Valérie Noël et Cécile Ramonatxo.

L'ancien chef d'Etat est arrivé en voiture en compagnie de son avocat Thierry Herzog aux alentours de 09h10, sans que les photographes ou les équipes de télévision massés devant le palais de justice puissent saisir son image, ont constaté des correspondants de Reuters.

L'ex-président est entré par le parking du tribunal. Des policiers ont ouvert la voie à la voiture aux vitres teintées qui le transportait et celle qui l'accompagnait.

L'ancien président nie toute malversation. L'enquête a permis de découvrir des retraits en espèces de quatre millions d'euros sur les comptes suisses de l'héritière en 2007-2009.

DEUX RETRAITS JUGÉS SUSPECTS

Le juge d'instruction s'interroge notamment sur deux retraits de 400.000 euros au moment de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.   Suite...

 
<p>Aux abords du palais de justice de Bordeaux. Nicolas Sarkozy a subi jeudi une audition-fleuve chez un juge d'instruction &agrave; Bordeaux en vue d'une possible mise en examen dans l'enqu&ecirc;te sur la fortune de l'h&eacute;riti&egrave;re de L'Or&eacute;al Liliane Bettencourt, qui aurait &eacute;t&eacute; en partie spoli&eacute;e. Il &eacute;tait toujours interrog&eacute; vers 18h30, plus de neuf heures apr&egrave;s son arriv&eacute;e. /Photo prise le 22 novembre 2012/REUTERS/R&eacute;gis Duvignau</p>