Une sortie de crise pourrait s'esquisser à l'UMP

jeudi 22 novembre 2012 17h53
 

par Sophie Louet

PARIS (Reuters) - Une sortie de crise pourrait s'esquisser à l'UMP après l'intervention d'Alain Juppé, qui a proposé un compromis pour dénouer le contentieux entre Jean-François Copé et François Fillon sur les résultats de l'élection à la présidence du parti.

François Fillon, qui a menacé de contester en justice la victoire de son rival, a accepté le premier la proposition de l'ancien Premier ministre, intronisé juge de paix dans le chaos, de présider une instance collégiale qui proclamerait dans un délai de dix jours "un résultat fidèle" au vote des militants.

Jean-François Copé a fait savoir un peu plus tard qu'il acceptera de se soumettre au verdict d'Alain Juppé, mais une fois que la commission nationale des recours de l'UMP, qu'il a lui-même saisie, se sera prononcée.

Le député-maire de Meaux a été proclamé élu lundi par la commission de contrôle des élections avec 98 voix d'écart.

"Jean-François Copé est prêt à accepter le verdict prononcé par Alain Juppé, qui permettra de rétablir la vérité des chiffres de l'élection", a déclaré Jérôme Lavrilleux, son directeur de cabinet, lors d'un point de presse.

"Il acceptera la proposition d'Alain Juppé, mais après le travail de la commission nationale des recours", a-t-il précisé à Reuters.

Jérôme Lavrilleux a dénoncé les "turpitudes délibérées de l'entourage zélé" de François Fillon, en évoquant, documents à l'appui, "le détail de cas précis" de fraudes, surtout à Nice.

Il a également affirmé que le scrutin en Nouvelle-Calédonie, l'un des départements au coeur du litige, était "un système de vote parallèle" et donc illicite.   Suite...

 
<p>Une sortie de crise pourrait s'esquisser &agrave; l'UMP. Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute; a fait savoir qu'il acceptera de se soumettre au verdict d'Alain Jupp&eacute;, mais une fois que la commission nationale des recours de l'UMP, qu'il a lui-m&ecirc;me saisie, se sera prononc&eacute;e. /Photo prise le 22 novembre 2012/REUTERS/Gonzalo Fuentes</p>