Le conflit à l'UMP dans l'impasse
par Sophie Louet
PARIS (Reuters) - La crise perdure à l'UMP malgré l'intervention d'Alain Juppé, qui propose un compromis pour résoudre le contentieux entre Jean-François Copé et François Fillon en réexaminant les résultats de l'élection à la présidence du parti d'opposition.
François Fillon, qui a menacé de contester en justice la victoire de son rival, a accepté jeudi la proposition de l'ancien Premier ministre, intronisé juge de paix dans le chaos, de présider une instance collégiale qui proclamerait dans un délai de dix jours "un résultat fidèle" au vote des militants.
Mais l'entourage de Jean-François Copé, qui a décidé jeudi de saisir la commission nationale des recours de l'UMP, a rejeté l'offre, qui n'a selon lui "aucun fondement juridique". "Seule la commission nationale des recours peut statuer", a-t-on déclaré à Reuters.
Le blocage reste donc total entre les deux camps, malgré les invites appuyées de responsables du parti à sortir d'une crise "suicidaire" et les offres de médiation, comme celle d'Alain Juppé ou de Xavier Bertrand, qui rencontrait jeudi les rivaux.
La proposition d'Alain Juppé tient jusqu'à jeudi 20H00. "Au-delà, je n'ai pas l'intention de me laisser instrumentaliser dans les confrontations délétères", déclare le maire de Bordeaux dans un communiqué.
Pour François Fillon, qui demandait initialement à Alain Juppé d'assumer transitoirement la direction du parti dans l'attente d'une solution, l'offre d'Alain Juppé constitue "la meilleure solution pour sortir l'UMP de l'impasse".
COPÉ ACCUSE L'ÉQUIPE FILLON DE FRAUDE
Jean-François Copé avait auparavant proposé qu'Alain Juppé siège en "observateur indépendant" au sein de la commission nationale des recours de l'UMP pour réexaminer les résultats, fédération par fédération. Suite...

