Alain Juppé prêt à réexaminer les résultats du vote à l'UMP

jeudi 22 novembre 2012 14h13
 

BORDEAUX (Reuters) - Alain Juppé, sollicité par Jean-François Copé et François Fillon pour dénouer la crise à l'UMP, a proposé jeudi la création d'une instance collégiale sous sa présidence qui réexaminerait "dans un délai de dix jours" les résultats de l'élection à la présidence de l'UMP.

Cette proposition, qui fait suite à la décision de Jean-François Copé, président proclamé, de saisir la commission des recours de l'UMP, tient jusqu'à jeudi 20h00, précise le président fondateur du parti néo-gaulliste.

"Au-delà, je n'ai pas l'intention de me laisser instrumentaliser dans les confrontations délétères", souligne le maire de Bordeaux dans un communiqué.

"Ce qui est désormais en cause, ce n'est plus la présidence de l'UMP, c'est l'existence même de l'UMP. Notre mouvement est menacé d'éclatement, voire de disparition. Ce serait un séisme dans la vie démocratique de notre pays", écrit-il.

Pour mettre fin à "ce scénario désastreux", Alain Juppé prône l'instauration "d'une instance collégiale composée, sous ma présidence, de représentants des deux candidats et de personnalités n'ayant pas pris parti".

"Cette instance s'appuierait sur les commissions statutaires compétentes et aurait pour tâche, dans un délai de dix jours, de réexaminer l'ensemble des résultats, sur la base des conclusions de la COCOE (commission électorale, NDLR), ainsi que l'ensemble des remarques et contestations émises par les deux camps devant la commission nationale des recours pour proclamer un résultat fidèle à la décision de nos militants", ajoute-t-il.

Sophie Louet, édité par Yves Clarisse

 
<p>Alain Jupp&eacute;, sollicit&eacute; par Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute; et Fran&ccedil;ois Fillon pour d&eacute;nouer la crise &agrave; l'UMP, a propos&eacute; jeudi la cr&eacute;ation d'une instance coll&eacute;giale sous sa pr&eacute;sidence qui r&eacute;examinerait "dans un d&eacute;lai de dix jours" les r&eacute;sultats de l'&eacute;lection &agrave; la pr&eacute;sidence de l'UMP. /Photo prise le 26 mai 2012/REUTERS/Regis Duvignau</p>