Copé contre-attaque et accuse le camp Fillon de fraude

jeudi 22 novembre 2012 10h05
 

PARIS (Reuters) - Jean-François Copé, dont François Fillon menace de contester en justice l'élection à la présidence de l'UMP, a accusé jeudi l'équipe de l'ancien Premier ministre d'"opérations massives, délibérées, préméditées de fraude" en Nouvelle-Calédonie, l'un des départements d'outre-mer au coeur du litige.

Invité d'Europe 1, le président élu du premier parti d'opposition français a déclaré qu'il allait produire "dans les heures qui viennent les éléments qui mettront fin à toute polémique".

Jean-François Copé a, en outre, de nouveau évoqué le cas de 128 suffrages litigieux dans le bureau de vote de la circonscription d'Eric Ciotti, directeur de campagne de François Fillon, dans les Alpes-Maritimes.

"Le comportement de François Fillon, c'est l'histoire d'un mauvais perdant qui vient donner des leçons de morale sans se les appliquer à lui-même", a dit le député-maire de Meaux.

François Fillon, qui revendique la victoire avec 26 voix d'avance après l'omission de 1.304 suffrages outre-mer (Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna, Mayotte), a annoncé mercredi soir sur TF1 qu'il renonçait à la présidence de l'UMP mais qu'il saisirait les tribunaux si Jean-François Copé refusait l'instauration d'une direction collégiale sous l'égide d'Alain Juppé, président fondateur de l'UMP.

Jean-François Copé refuse cette proposition et a assuré n'avoir "aucun problème" avec un éventuel recours judiciaire.

"Dans tous les cas de figure, à supposer qu'on remette tout ça à plat, je serais une nouvelle fois élu", a-t-il affirmé.

FILLON "SAIT QU'IL Y A EU DES FRAUDES"

"On amènera dans les heures qui viennent les éléments qui mettront fin à toute polémique et qui montreront preuves à l'appui des opérations massives, délibérées, préméditées de fraude" en Nouvelle-Calédonie, a-t-il ajouté.   Suite...

 
<p>Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute;, dont Fran&ccedil;ois Fillon menace de contester en justice l'&eacute;lection &agrave; la pr&eacute;sidence de l'UMP, a d&eacute;clar&eacute; jeudi que l'ancien Premier ministre &eacute;tait "un mauvais perdant qui vient donner des le&ccedil;ons de morale sans se les appliquer &agrave; lui-m&ecirc;me". /Photo prise le 22 novembre 2012/REUTERS/Gonzalo Fuentes</p>