François Fillon renonce à la présidence de l'UMP et menace

mercredi 21 novembre 2012 21h25
 

par Sophie Louet et Emile Picy

PARIS (Reuters) - François Fillon a menacé mercredi de saisir la justice pour contester l'élection de son rival Jean-François Copé à la tête de l'UMP au nom du refus du "mensonge", et annoncé qu'il renonçait à la présidence du principal parti de l'opposition.

Invité du journal de TF1, l'ancien Premier ministre a de nouveau demandé que soit "rectifié" le résultat du scrutin interne de dimanche en y intégrant les suffrages de 1.304 militants d'outre-mer dont son équipe a découvert mardi soir qu'ils avaient été "oubliés".

Il demande à Alain Juppé, président fondateur de l'UMP, d'assumer une direction collégiale transitoire dans l'attente d'"une sortie de crise".

Si cette demande de médiation - que récuse Jean-François Copé - échoue, François Fillon saisira un tribunal car il dit ne pas avoir "confiance" dans les instances de l'UMP, dont Jean-François Copé était le secrétaire général depuis novembre 2010.

"L'UMP ne peut pas vivre sur un mensonge. La présidence de l'UMP ne peut pas reposer sur l'oubli - si c'est un oubli - de trois départements", a justifié le député de Paris, portant ainsi à son paroxysme la crise que vit l'UMP depuis dimanche.

"Imaginez-vous le président de la République française qui serait élu alors que trois départements français n'auraient pas été comptabilisés dans son élection? C'est invraisemblable. C'est une erreur énorme, manifeste", a-t-il expliqué.

Jean-François Copé, qui a été pris de court par ce coup de théâtre, a déclaré qu'il restait président, "garant de l'unité et du respect des statuts de l'UMP".

JUPPÉ JUGE UNE MÉDIATION IMPOSSIBLE, POUR L'INSTANT   Suite...

 
<p>Fran&ccedil;ois Fillon a menac&eacute; mercredi de saisir la justice pour contester l'&eacute;lection de son rival Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute; &agrave; la t&ecirc;te de l'UMP au nom du refus du "mensonge", et annonc&eacute; qu'il renon&ccedil;ait &agrave; la pr&eacute;sidence du principal parti de l'opposition. /Photo prise le 21 novembre 2012/REUTERS/Charles Platiau</p>