Hollande tente d'éteindre l'incendie sur le mariage homosexuel

mercredi 21 novembre 2012 18h23
 

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a démenti mercredi tout recul sur le droit au mariage pour les homosexuels malgré les critiques concernant la possibilité, évoquée par François Hollande, pour les maires récalcitrants de ne pas les célébrer eux-mêmes.

Les propos tenus mardi par le président, qui a invoqué le respect de "liberté de conscience" des élus ont semé la confusion, provoquant l'ire d'associations de défense des homosexuels, un malaise à gauche et l'ironie de la droite.

Le président retire cette expression, qu'il avait utilisée en réponse à des inquiétudes des maires réunis en congrès, devant lesquels il s'exprimait, a-t-on dit dans son entourage.

Deux membres d'une association de défense des droits des homosexuels, l'Inter-LGBT, reçus par le président de la République mercredi après-midi, ont confirmé ce mea culpa.

"Il nous a dit qu'il regrettait d'avoir utilisé ce terme et que ce n'était pas un terme approprié", a déclaré Mathieu Nocent, membre de l'Inter-LGTB et porte-parole de l'association des parents et futurs parents gays et lesbiens.

"Nous sortons de cet entretien rassurés puisque le terme liberté de conscience ne convenait pas et nous sommes dans des dispositions du droit qui ne vont pas changer".

François Hollande avait déjà tenté de couper court à la polémique lors d'une conférence de presse à la mi-journée.

"La loi doit s'appliquer partout, dans toutes les communes", a-t-il déclaré.

La possibilité d'union homosexuelle, qui sera discutée au Parlement début 2013, est combattue par les représentants des religions monothéistes et l'opposition de droite.   Suite...

 
<p>Fran&ccedil;ois Hollande re&ccedil;oit deux responsables de l'association LGBT (Lesbiennes, Gays, Bi et Trans de France) &agrave; l'Elys&eacute;e. Le chef de l'Etat a retir&eacute; mercredi l'expression "libert&eacute; de conscience" pour les &eacute;lus appel&eacute;s &agrave; c&eacute;l&eacute;brer les mariages homosexuels, qui a entra&icirc;n&eacute; un malaise &agrave; gauche et la col&egrave;re des associations. /Photo prise le 21 novembre 2012/REUTERS/Benoit Tessier</p>