Hollande tente d'éteindre l'incendie sur le mariage homosexuel

mercredi 21 novembre 2012 15h59
 

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a démenti mercredi tout recul sur le droit au mariage pour les homosexuels malgré les critiques concernant la possibilité, évoquée par François Hollande, pour les maires récalcitrants de ne pas les célébrer eux-mêmes.

Les propos tenus mardi par le président, qui a invoqué le respect de "liberté de conscience" des élus ont semé la confusion, provoquant l'ire d'associations de défense des homosexuels, un malaise à gauche et l'ironie de la droite.

"La loi doit s'appliquer partout, dans toutes les communes", a déclaré mercredi François Hollande, lors d'une conférence de presse à l'Elysée, pour tenter de couper court aux polémiques.

La possibilité d'union homosexuelle, qui sera discutée au Parlement début 2013, est combattue par les représentants des religions monothéistes et l'opposition de droite.

Une pétition d'élus annonçant qu'ils refuseraient de les célébrer a été lancée, le nouveau président de l'UMP, Jean-François Copé, ayant déjà fait savoir qu'il serait dans ce cas.

Le Figaro estime pour sa part à 416 le nombre de municipalités où personne ne voudrait célébrer un mariage entre deux personnes du même sexe.

Pour la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, le président "veut réussir le mariage pour tous dans la conviction et l'apaisement et pas par le passage en force".

La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a expliqué dans un communiqué, puis lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale, que, comme l'a dit François Hollande devant les maires, les élus pourraient déléguer la célébration du mariage à un membre du conseil municipal, mais qu'il n'était pas question qu'une municipalité refuse la procédure.

TRAHISON ?   Suite...

 
<p>Le gouvernement fran&ccedil;ais a d&eacute;menti mercredi tout recul sur l'instauration du droit au mariage pour les homosexuels, malgr&eacute; les critiques concernant la possibilit&eacute; pour les maires qui y seraient oppos&eacute;s de ne pas les c&eacute;l&eacute;brer eux-m&ecirc;mes. Selon un communiqu&eacute; publi&eacute; mercredi, ces &eacute;lus pourraient d&eacute;l&eacute;guer la c&eacute;l&eacute;bration du mariage &agrave; un autre membre du conseil municipal mais pas refuser son principe. /Photo prise le 1er octobre 2012/REUTERS/R&eacute;gis Duvignau</p>