La France dénonce une catastrophe humanitaire au féminin à Goma

mercredi 21 novembre 2012 12h00
 

PARIS (Reuters) - Une "catastrophe humanitaire au féminin" a suivi la prise de la ville de Goma dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) par les rebelles du M23, a déclaré mercredi la ministre déléguée à la Francophonie Yamina Benguigui.

Elle a indiqué que des exactions visant délibérément les femmes avaient eu lieu suite à l'abandon par des dizaines de milliers de réfugiés des camps installés autour de la capitale du Nord-Kivu.

"C'est un conflit tragique, humanitaire, où les femmes sont devenues des butins de guerre, elles sont un champ de bataille où on les massacre et viole à satiété", a-t-elle déclaré à la sortie du conseil des ministres.

Dénonçant "un conflit sans image", la ministre déléguée a indiqué que la France essayait de voir comment faire cesser les combats entre le M23 "d'une violence inouïe" et les forces loyalistes de la RDC.

Les rebelles du M23 qui ont pris le contrôle de la ville de Goma dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) ont annoncé mercredi leur intention de "libérer" l'ensemble du pays en se rendant à Bukavu avant de marcher sur la capitale Kinshasa.

Le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté mardi à l'unanimité une résolution proposée par la France, qui condamne la prise de Goma.

Le M23, qui tient son nom des accords de paix du 23 mars 2009 prévoyant l'intégration des rebelles dans l'armée, a pris les armes en avril dernier, accusant le président de la RDC Joseph Kabila de ne pas avoir respecté les termes de ce pacte.

La résolution demande également au secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, d'ouvrir une enquête sur d'éventuels soutiens extérieurs au M23, aidé selon Kinshasa et des experts des Nations unies par le Rwanda et, dans une moindre mesure, par l'Ouganda.

Julien Ponthus, édité par Yves Clarisse

 
<p>Rebelle du M23 &agrave; Goma, en R&eacute;publique d&eacute;mocratique du Congo (RDC). Selon la ministre d&eacute;l&eacute;gu&eacute;e &agrave; la Francophonie Yamina Benguigui, une "catastrophe humanitaire au f&eacute;minin" a suivi la prise de la ville par les rebelles du M23. /Photo prise le 21 novembre 2012/REUTERS/James Akena</p>