20 novembre 2012 / 21:49 / il y a 5 ans

Espoir d'une trêve mercredi entre Israël et le Hamas

par Nidal al-Mughrabi et Jeffrey Heller

<p>Frappe a&eacute;rienne &agrave; Gaza. Isra&euml;l n'a toujours pas r&eacute;pondu aux propositions qui lui ont &eacute;t&eacute; faites et il faudra attendre mercredi pour esp&eacute;rer un cessez-le-feu &agrave; Gaza, selon un dirigeant du mouvement Hamas. Quelques heures auparavant, Isra&euml;l avait d&eacute;menti le principe d'un cessez-le-feu n&eacute;goci&eacute; par l'Egypte qui devait entrer en vigueur &agrave; minuit heure locale. /Photo prise le 20 novembre 2012/REUTERS/Mohammed Salem</p>

GAZA/JERUSALEM (Reuters) - Israël n‘a toujours pas répondu aux propositions qui lui ont été faites et il faudra attendre mercredi pour espérer un cessez-le-feu à Gaza, a déclaré mardi soir à Reuters un dirigeant du mouvement Hamas.

“La partie israélienne n‘a pas encore répondu, donc nous (...) devons attendre jusqu’à demain (mercredi)”, a dit Ezzat al Richk. “La trêve est retardée parce que nous attendons la réponse de la partie israélienne.”

Quelques heures auparavant, un autre responsable du Hamas, Ayman Taha, avait annoncé qu‘Israël et les Palestiniens avaient accepté le principe d‘un cessez-le-feu négocié par l‘Egypte qui devait entrer en vigueur à minuit heure locale (22h00 GMT mardi).

Israël avait aussitôt démenti. L‘accord n‘est pas encore finalisé et “la balle est toujours en jeu”, avait dit Mark Regev, porte-parole du gouvernement israélien.

Hillary Clinton est arrivée à Jérusalem, où elle a rencontré dans la soirée le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu

La secrétaire d‘Etat américaine, qui se rendra également au siège de l‘Autorité palestinienne à Ramallah, puis au Caire, a dit qu‘elle travaillerait avec Israël et l‘Egypte en vue de parvenir à une trêve “dans les jours qui viennent”.

Pour sa part, Netanyahu a réaffirmé qu‘il préférerait une solution diplomatique à la crise mais qu‘il était prêt à utiliser tous les moyens nécessaires pour mettre fin aux tirs de roquettes sur Israël.

Le président égyptien a dit croire mardi à la conclusion d‘une trêve, au septième jour de l‘offensive israélienne dans l‘enclave palestinienne tenue depuis juin 2007 par le Mouvement de la résistance islamique.

JÉRUSALEM DE NOUVEAU VISÉE

“Le président Mohamed Morsi a annoncé que la farce de l‘agression israélienne dans la bande de Gaza prendrait fin mardi”, avait rapporté l‘agence de presse officielle Mena, sans citer directement le chef de l‘Etat.

“Les efforts pour aboutir à une trêve entre Palestiniens et Israéliens produiront des résultats positifs dans les prochaines heures”, ajoutait-elle.

L‘Egypte, à la pointe des grandes manoeuvres diplomatiques en cours, s‘efforce depuis plusieurs jours de ramener les deux camps à la trêve informelle qui a volé en éclats la semaine dernière.

Sur le terrain, l‘armée israélienne a bombardé une centaine de cibles dans la bande de Gaza sans faire cesser les tirs de roquettes en direction de l‘Etat hébreu, objectif officiel de l‘offensive lancée mercredi dernier.

Jérusalem a ainsi été visée pour la deuxième fois depuis le début de l‘opération “Pilier de défense” mais le projectile s‘est abattu dans une zone inhabitée de Cisjordanie. Il a toutefois provoqué une alerte aérienne alors que Ban Ki-moon, secrétaire général de l‘Onu, arrivait à Jérusalem en provenance du Caire.

Dans l‘après-midi, la police israélienne avait dénombré plus de 150 tirs de roquettes qui ont pour la plupart été interceptées par le dispositif “Dôme de fer”.

27 MORTS MARDI À GAZA, DEUX EN ISRAËL

Les services de secours israéliens font toutefois état de deux morts, un soldat et un civil, près de la frontière avec Gaza, et d‘une dizaine de blessés. Depuis jeudi dernier, cinq Israéliens ont été tués par des tirs de roquettes.

A Gaza, les raids israéliens ont notamment visé des dépôts de munitions et le siège de la Banque islamique nationale. Ces bombardements ont fait mardi 27 morts, dont trois journalistes palestiniens.

Depuis mercredi dernier, 134 Palestiniens, dont une majorité de civils et 34 enfants, ont péri dans le territoire, selon les chiffres communiqués par les hôpitaux.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui briguera un nouveau mandat le 22 janvier, réfléchissait depuis plusieurs jours à une intervention au sol à Gaza.

“Si une solution de long terme peut être mise en place par des moyens diplomatiques, alors Israël sera un partenaire de bonne volonté pour parvenir à une telle solution”, a-t-il dit.

“Mais si une action militaire plus forte s‘avère nécessaire pour mettre fin aux incessants tirs de roquettes, Israël n‘hésitera pas à faire le nécessaire pour protéger notre population”, a-t-il ajouté après une rencontre avec Ban Ki-moon.

Le chef du gouvernement et son cabinet de sécurité avait auparavant débattu pendant deux heures du bien fondé d‘une opération au sol.

“Avant de décider d‘une invasion, le Premier ministre a l‘intention d’épuiser la voie diplomatique pour voir si un cessez-le-feu à long terme peut être obtenu”, a déclaré ensuite un membre du gouvernement qui a requis l‘anonymat.

Des tracts invitant les civils à évacuer les lieux ont toutefois été largués mardi sur plusieurs localités de la bande de Gaza.

Une délégation de neuf ministres des Affaires étrangères arabes et turc emmenée par le chef de la diplomatie égyptienne s‘est rendue dans la bande de Gaza pour exprimer sa solidarité aux habitants.

Jean-Philippe Lefief, Pascal Liétout et Guy Kerivel pour le service français

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