Après Moody's, Paris et Berlin donnent le change

mardi 20 novembre 2012 19h04
 

par Marc Joanny

PARIS (Reuters) - Paris et Berlin se sont efforcés mardi de donner le change après la dégradation de la note souveraine de la France par l'agence Moody's, dans un contexte d'inquiétude sur les divergences de performance et de vision de l'UE de part et d'autre du Rhin.

Lors d'une conférence de presse convoquée au lendemain de l'annonce par l'agence internationale de l'abaissement de "Aaa" à "Aa1" de la note souveraine de long terme, le ministre français de l'Economie Pierre Moscovici a estimé qu'il n'y aurait pas de "perte de confiance entre la France et l'Allemagne".

Son homologue allemand, Wolfgang Schäuble, a abondé dans le même sens : "La note de la France est toujours stable et il ne faut pas dramatiser ceci de manière excessive".

Des déclarations faites à quelques heures d'une réunion de l'Eurogroupe décisive pour le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide internationale à la Grèce et de dissensions entre les bailleurs de fonds du secteur public du pays sur les modalités d'allègements de sa dette.

Le retour sur le devant de la scène du dossier grec et les atermoiements sur une aide à l'Espagne ont souligné, s'il en était besoin, que la page de la crise de l'euro n'était pas vraiment tournée.

Le report par le Fonds européen de stabilisation financière (FESF) d'une émission de nouvelles euro-obligations à trois ans après le déclassement de la note de la France a aussi souligné la sensibilité des mécanismes européens de sauvetage à la qualité de signature de leurs garants.

Wolfgang Schäuble n'a toutefois pas manqué de souligner que la décision de Moody's sonnait comme un rappel à l'ordre.

"Nous avons appris hier soir que notre partenaire le plus important avait reçu un léger avertissement d'une agence de notation", a dit le ministre allemand des Finances.   Suite...

 
<p>Conf&eacute;rence de presse mardi &agrave; Paris de Pierre Moscovici au lendemain de la d&eacute;gradation par Moody's de la note souveraine de la France. Paris et Berlin se sont efforc&eacute;s mardi de donner le change apr&egrave;s cette d&eacute;gradation, dans un contexte d'inqui&eacute;tude sur les divergences de performance et de vision de l'UE. Le ministre fran&ccedil;ais de l'Economie a estim&eacute; qu'il n'y aurait pas de "perte de confiance entre la France et l'Allemagne" et son homologue allemand a abond&eacute; dans le m&ecirc;me sens. /Photo prise le 20 novembre 2012/REUTERS/Gonzalo Fuentes</p>