Treize policiers de la BAC de Marseille reprennent le travail

mardi 20 novembre 2012 17h10
 

MARSEILLE (Reuters) - Treize policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) du nord de Marseille, qui avaient été suspendus en octobre dans une affaire présumée de corruption, ont été autorisés à reprendre le travail, a-t-on appris mardi de source policière.

Ces policiers n'avaient pas été entendus par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) mais administrativement suspendus par leur hiérarchie, précise-t-on de même source.

Dans le cadre de cette affaire, une quinzaine de fonctionnaires de police sont mis en examen pour des faits de vol et d'extorsion en bande organisée, de détention, d'acquisition, de transport et de cession de stupéfiants.

Sept d'entre eux ont été écroués et les autres ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire avec interdiction d'exercer leurs fonctions. Les peines encourues peuvent atteindre vingt ans de réclusion.

Le 12 octobre, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a annoncé la fusion des trois brigades anti-criminalité du nord, du sud et du centre de la ville en une "unité mutualisée placée sous l'autorité d'un commandant".

Ce scandale a terni l'image de la police dans une cité où la lutte contre le crime et le trafic de drogue a été érigée en priorité nationale par le nouveau gouvernement socialiste.

Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse et Gilles Trequesser

 
<p>Si&egrave;ge de la Brigade anti-criminalit&eacute; (BAC) du nord de Marseille. Treize policiers de la brigade, qui avaient &eacute;t&eacute; suspendus en octobre dans une affaire pr&eacute;sum&eacute;e de corruption, ont &eacute;t&eacute; autoris&eacute;s &agrave; reprendre le travail. /Photo d'archives/REUTERS/Jean-Paul P&eacute;lissier</p>