Il n'y a pas de chef à l'UMP, estime Henri Guaino

mardi 20 novembre 2012 10h22
 

PARIS (Reuters) - "Il n'y a pas de chef" à l'UMP à l'issue du scrutin très serré qui a porté Jean-François Copé à sa présidence, a estimé mardi Henri Guaino, ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy.

Jean-François Copé a été proclamé lundi soir président de l'UMP aux dépens de François Fillon, invitant l'ancien Premier ministre à le "rejoindre" au terme de 24 heures de contestation et de confusion qui ont mis à mal la famille gaulliste.

"Il n'y a pas de chef après ces élections", a dit sur Europe 1 Henri Guaino, soutien de Jean-François Copé pendant la campagne interne.

"Il ne pouvait pas y en avoir", a-t-il ajouté, estimant que le vote des militants signifiait que "le vide laissé par l'ancien président n'était pas encore rempli".

"Il y a un président mais pas un chef charismatique qui entraîne tout le monde", a-t-il conclu.

François Fillon a déploré lundi soir l'existence d'"une fracture politique et morale" à l'UMP.

Henri Guaino a toutefois rejeté l'idée d'une division de l'UMP entre deux camps. "Il n'y qu'une UMP ce matin", a-t-il dit. "C'est une UMP dans lequel il y a des débats, des différences."

Chine Labbé, édité par Yves Clarisse

 
<p>Henri Guaino, ancien conseiller sp&eacute;cial de Nicolas Sarkozy et soutien de Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute; pendant la campagne interne, a estim&eacute; mardi qu'"il n'y avait pas de chef" &agrave; l'UMP &agrave; l'issue du scrutin tr&egrave;s serr&eacute; qui a port&eacute; Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute; &agrave; sa pr&eacute;sidence. /Photo prise le 8 septembre 2012/REUTERS/Pascal Rossignol</p>