19 novembre 2012 / 22:38 / il y a 5 ans

Jean-François Copé proclamé président de l'UMP

<p>Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute; a &eacute;t&eacute; proclam&eacute; lundi soir pr&eacute;sident de l'UMP au terme de 24 heures de suspense et de confusion. Le d&eacute;put&eacute;-maire de Meaux est &eacute;lu avec 98 voix d'avance sur son adversaire Fran&ccedil;ois Fillon, qu'il a invit&eacute; &agrave; le "rejoindre". /Photo prise le 19 novembre 2012/Gonzalo Fuentes</p>

par Sophie Louet

PARIS (Reuters) - Jean-François Copé a été proclamé lundi soir président de l'UMP au terme de 24 heures de suspense et de confusion : le député-maire de Meaux est élu avec 98 voix d'avance sur son adversaire François Fillon, qu'il a invité à le "rejoindre".

Selon le président de la Commission d'organisation et de contrôle des opérations électorales (Cocoe) de l'UMP, le secrétaire général sortant a recueilli 87.388 voix, soit 50,03%, contre 87.290 voix à l'ancien Premier ministre.

Sur 176.608 votants, la commission a décompté 174.678 suffrages exprimés, a déclaré Patrice Gélard lors d'une brève déclaration au siège de l'UMP à la suite des opérations de vérification du scrutin de dimanche.

Les deux camps s'accusaient mutuellement d'irrégularités.

"Nous avons décidé à l'unanimité de la commission de ne modifier aucun résultat et de maintenir les résultats tels qu'ils nous sont parvenus, parce que nous pensons qu'il ne s'agissait pas au sein de la commission de remettre en cause ce que les électeurs avaient choisi, même s'il y a eu des dérapages ici ou là", a dit Patrice Gélard.

Le sénateur a jugé "complètement inadaptés" les statuts de l'UMP, créée en 2002, "à une compétition entre deux candidats".

Le nouveau président, a-t-il souligné, devra s'atteler à la rénovation des statuts.

NI "AMERTUME" NI "RANCOEUR"

"Il était temps que ça s'arrête", a lancé par la suite le président de la Cocoe sur BFM TV, commentant une campagne de près de six mois marquée par d'âpres affrontements entre les deux camps.

Prenant la parole quelques minutes après, Jean-François Copé, souriant et entouré de ses proches, dont Nadine Morano et Christian Jacob, a appelé au rassemblement de l'opposition de droite.

Il a invité François Fillon, que les sondages donnaient gagnant, et son équipe à le "rejoindre".

"Il est temps maintenant que l'opposition républicaine que nous incarnons se mette au travail", a-t-il poursuivi, appelant à l'union "dans un bon esprit".

"J'ai téléphoné à François Fillon, je lui propose ainsi qu'à toutes celles et tous ceux qui ne m'ont pas apporté leur soutien dans cette campagne de me rejoindre", a dit Jean-François Copé.

"Je souhaite dire qu'il n'y a dans mon esprit comme dans mon coeur ni amertume ni rancoeur", a souligné le nouveau président. "Ce qui nous rassemble est infiniment supérieur à ce qui nous divise, nos adversaires, ils sont à gauche".

Jean-François Copé, 48 ans, a redit sa fidélité à Nicolas Sarkozy, auquel il succède à la tête de l'UMP pour un mandat de trois ans, et dit avoir une pensée pour Jacques Chirac. "La droite décomplexée, croyez-moi, désormais, elle est de retour", a-t-il lancé.

François Fillon, qui ambitionnait d'incarner à 58 ans la relève lors de l'élection présidentielle de 2017, devait s'exprimer sous peu.

Avec Thierry Lévêque

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