La guerre à l'UMP offre une courte trêve à François Hollande

lundi 19 novembre 2012 18h11
 

par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste se réjouit des malheurs d'une UMP embourbée dans la guerre des chefs entre François Fillon et Jean-François Copé, conscient que le psychodrame vécu par l'opposition peut donner un peu d'air à un exécutif en difficulté.

Mais le bénéfice pourrait n'être que provisoire au regard de l'ampleur des difficultés qu'affronte le pays, estiment cependant des analystes interrogés par Reuters.

"J'ai été scotchée devant ma télé par la violence des propos ! C'était Dallas, au moins aussi bon que le James Bond que j'avais vu dans l'après-midi !", rit une ministre en racontant son dimanche soir passé à regarder s'affronter à la télévision les partisans des deux rivaux.

Amusé lui aussi, un conseiller du Premier ministre cite la boutade de François Mauriac : "J'aime tellement l'Allemagne que je préfère qu'il y en ait deux !"

Les socialistes semblaient boire du petit lait lundi devant une situation que le PS a lui-même connue à plusieurs reprises au cours de son histoire, notamment marquée par la rivalité fratricide entre François Mitterrand et Michel Rocard.

L'épisode le plus récent remonte à 2008 au congrès de Reims qui avait vu la victoire de justesse de Martine Aubry sur Ségolène Royal au terme d'un psychodrame similaire, à la différence près qu'aucune des prétendantes à la tête du PS n'avait proclamé sa victoire, comme l'ont fait le secrétaire général de l'UMP et l'ancien Premier ministre.

Le PS s'en était tiré par le haut en organisant une primaire présidentielle que l'UMP a déjà prévu d'organiser en 2016.

"Il est frappant que ce vote ouvre une période d'incertitude à droite alors que c'était censé mettre le parti en ordre de marche !", ironisait lundi la ministre de la Santé, Marisol Touraine, devant quelques journalistes. "Ils sont en train d'empêcher la réconciliation de se faire. Avec un score 51-49, c'est très difficile, on en sait quelque chose...".   Suite...

 
<p>Le Parti socialiste se r&eacute;jouit des malheurs d'une UMP embourb&eacute;e dans la guerre des chefs entre Fran&ccedil;ois Fillon et Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute;, conscient que le psychodrame v&eacute;cu par l'opposition peut donner un peu d'air &agrave; un ex&eacute;cutif en difficult&eacute;. /Photo prise le 17 novembre 2012/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>