L'UMP plongée en plein psychodrame

lundi 19 novembre 2012 11h12
 

PARIS (Reuters) - L'UMP est plongée en plein psychodrame après que les deux rivaux pour la présidence du principal parti d'opposition ont revendiqué la victoire, dans l'attente d'une éventuelle proclamation du résultat définitif lundi.

L'actuel secrétaire général du parti Jean-François Copé et l'ancien Premier ministre François Fillon ont répété lundi matin qu'ils se considéraient comme vainqueurs de ce scrutin qui risque de diviser durablement l'UMP en deux camps.

La commission chargée de les départager a repris lundi ses opérations de comptage, interrompues dans la nuit.

"C'est l'existence même de l'UMP qui est en cause", a déclaré l'ancien ministre des Affaires étrangères Alain Juppé sur i>TÉLÉ, appelant à la fin du "bal des ego".

Mais les deux concurrents n'entendent pas jeter l'éponge dans cette compétition sur laquelle plane l'ombre de Nicolas Sarkozy, référence ultime des militants de l'UMP.

"Je constate que je suis majoritaire dans un nombre considérable de départements. Je constate que je suis en tête", a déclaré Jean-François Copé sur BFM TV, qui affirme avoir un millier de voix d'avance.

Selon lui, des fraudes importantes ont été constatées dans des bureaux de votes des Alpes-Maritimes et à Paris. "Ça s'appelle du bourrage d'urnes, je dois dire que c'est quand même désolant", a-t-il déclaré.

Il demande que les résultats de ces bureaux de vote ne soient pas comptabilisés et dit attendre "sereinement" le comptage, appelant François Fillon à "reconnaître sa défaite".

"FRAUDES MASSIVES"   Suite...

 
<p>La confusion est totale lundi au sein de l'UMP, principal parti d'opposition fran&ccedil;ais, dans l'attente d'une &eacute;ventuelle proclamation du r&eacute;sultat de l'&eacute;lection du pr&eacute;sident. Les deux rivaux, Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute; et Fran&ccedil;ois Fillon, se sont d&eacute;clar&eacute;s tous deux vainqueurs mais la commission charg&eacute;e de les d&eacute;partager a interrompu le comptage en pleine nuit. Sur BFM TV, Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute; a accus&eacute; lundi le camp rival de "bourrage d'urnes". /Photo prise le 18 novembre 2012/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>