Copé et Fillon revendiquent tous deux la victoire à l'UMP

lundi 19 novembre 2012 07h09
 

par Sophie Louet

PARIS (Reuters) - Jean-François Copé et François Fillon, adversaires pour la présidence de l'UMP, ont revendiqué chacun la victoire, le pire des scénarios pour le premier parti d'opposition français désormais paralysé par les divisions.

La confusion a succédé au suspense dimanche au terme d'un scrutin interne sans précédent dans la formation néo-gaulliste créée en 2002 au nom du rassemblement après les guerres RPR-UDF.

La seule certitude, en l'absence de résultats définitifs, était l'issue extrêmement serrée du vote, qui se jouerait à quelques centaines de voix.

Les deux états-majors s'accusent mutuellement d'irrégularités dans plusieurs départements (Alpes-Maritimes, Haute-Garonne, Bouches-du-Rhône, Hauts-de-Seine, Gard...).

Les opérations de vérification des résultats ont été suspendues dans la nuit, vers 03h30, au siège de l'UMP, la commission électorale interne n'ayant pas reçu cinquante procès-verbaux, a expliqué son président, Patrice Gélard.

"Pour l'instant, il n'y a pas de vainqueur", a déclaré le sénateur à des journalistes. "Nous sommes dans l'incapacité de dire qui a gagné car les chiffres (livrés par chaque camp, NDLR) sont très proches l'un de l'autre", a-t-il ajouté.

La procédure de vérification, en présence des équipes de chaque candidat, devait reprendre à 10h00. Prié de dire si le nom du vainqueur serait connu ce lundi, le président de la commission a répondu : "Je l'espère".

Furieux de la tournure des événements, François Fillon, dont les sondages avaient prédit la victoire, est arrivé vers 03h15 au siège de l'UMP, d'où Jean-François Copé était parti, pour exprimer son indignation.   Suite...

 
<p>Jena-Fran&ccedil;ois Cop&eacute;, entour&eacute; de ses soutiens, revendiquant la victoire pour la pr&eacute;sidence de l'UMP. Son adversaire Fran&ccedil;ois Fillon a &eacute;galement revendiqu&eacute; la victoire, le pire des sc&eacute;narios pour le premier parti d'opposition fran&ccedil;ais d&eacute;sormais paralys&eacute; par les divisions. /Photo prise le 18 novembre 2012/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>