Election à suspense pour la présidence de l'UMP
par Sophie Louet
PARIS (Reuters) - L'incertitude pesait dimanche soir sur l'issue de l'élection à la présidence de l'UMP, une première dans l'histoire du parti néo-gaulliste qui a donné lieu à un âpre duel entre l'ancien Premier ministre François Fillon et le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé.
Les camps adverses communiquaient dans la soirée des tendances favorables à leur champion respectif, mais en l'absence d'éléments de référence, il était difficile à 21h50 de livrer une lecture fiable de ce scrutin inédit.
Des membres des deux états-majors évoquaient une participation supérieure à 50% avec un duel serré pour succéder à Nicolas Sarkozy, dont l'ombre a immanquablement plané sur le vote.
Dans l'entourage de Jean-François Copé, on donnait le député-maire de Meaux en tête avec 3.219 voix d'avance après dépouillement de 155.639 bulletins. Dans l'entourage de François Fillon, on donnait au dernier pointage disponible l'ancien Premier ministre en tête avec 1.260 voix d'avance après dépouillement de 101.797 votes.
"Je pense qu'on est vraiment en voie de gagner", a déclaré Christian Jacob, chef de file des députés UMP et proche de Jean-François Copé, en arrivant au siège de l'UMP, à Paris.
Plus tôt, le député-maire de Nice Christian Estrosi, soutien de François Fillon, avait assuré sur BFM TV que la victoire était acquise au député de Paris. "Je crois que nous allons vers l'élection de François Fillon", a-t-il affirmé.
"C'est serré", a-t-on simplement déclaré par la suite dans l'entourage de l'ex-Premier ministre.
Le député UMP de Paris Bernard Debré, qui soutient François Fillon, a fait part de sa surprise à des journalistes. Suite...

