Quel président pour quelle UMP ?

samedi 17 novembre 2012 20h22
 

par Sophie Louet

PARIS (Reuters) - L'UMP élit dimanche son président au terme d'une âpre campagne qui augure d'un avenir orageux pour la première force d'opposition française, confrontée à la nécessité d'une clarification idéologique face au Front national.

L'ancien Premier ministre François Fillon et le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé sont en lice pour succéder à Nicolas Sarkozy à la tête du parti néo-gaulliste créé en 2002 pour unir les chapelles de la droite et aujourd'hui menacé de renouer avec les guerres fratricides du passé.

"Est-ce qu'on se retrouve dans la situation de l'après-7 mai 1995 où un camp dégage l'autre par rancoeur ? C'est le scénario de la pièce qui se joue, c'est la présidentielle de 2017 qui se joue", analyse un responsable de l'UMP.

Les adhérents à jour de cotisation (264.137 au 30 juin) sont invités à départager Fillon "le rassembleur", 58 ans, et Copé "le résistant", 48 ans, par un vote papier dans des bureaux répartis dans les 577 circonscriptions, de 09h00 à 18h00.

Les militants désigneront un "ticket" (président, vice-président, secrétaire général) et se prononceront en parallèle sur différentes "motions" qui, si elles obtiennent au moins 10% des suffrages, deviendront des "mouvements", autre nouveauté à droite où la culture monolithique du chef prédomine.

Les résultats devraient être proclamés tard dans la nuit par la Commission d'organisation et de contrôle des opérations électorales (Cocoe), qui s'est engagée à garantir la transparence d'un vote sur lequel pèsent des soupçons d'irrégularité dans les deux camps.

L'issue du scrutin, exercice démocratique sans précédent pour l'UMP, reste incertaine même si les enquêtes auprès des sympathisants de l'UMP prédisent systématiquement la victoire de François Fillon. Le nombre des votants potentiels reste en effet imprécis, car les adhérents ayant acquitté leur cotisation en 2011 peuvent la renouveler jusqu'au jour du vote.

DEUX DROITES ?   Suite...

 
<p>Fran&ccedil;ois Fillon et Jean-Fran&ccedil;ois Cop&eacute;. L'UMP &eacute;lit dimanche son pr&eacute;sident au terme d'une &acirc;pre campagne qui augure d'un avenir orageux pour la premi&egrave;re force d'opposition fran&ccedil;aise. /Photo prise le 25 octobre 2012/REUTERS/Philippe Wojazer</p>